L’oeuf bio doit beaucoup son succès à son prix modéré. Pour maîtriser les coûts et fournir suffisamment, la tentation d’élevages de grande taille est forte, d’autant que le futur règlement européen le permet. Il revient aux opérateurs français de trouver le compromis entre des attentes contradictoires des consommateurs (prix, bien-être animal, élevage fermier). La certification bio des élevages de poulettes et l’aliment 100 % bio vont accroître mécaniquement les coûts de production. Si le surcoût de l’ovosexage s’ajoute, la hausse sera importante et la question « qui la prend en charge ? » se posera.