Les cours des marchés à terme ont enregistré une timide remontée sur le CBOT, en blé comme en maïs, ce jeudi 18 janvier 2024. Toutes les échéances étaient concernées en blé alors que les échéances à partir de septembre 2025 reculaient sur le maïs. Sur Euronext, les contrats sur le blé s’inscrivaient dans la même dynamique (mais baisse à partir de mai 2025) que leurs homologues états-uniens mais étaient à la peine en maïs, avec seulement une toute petite progression sur l’échéance en cours, également la plus travaillée, toutes les autres reculant très légèrement. Sur les marchés physiques hexagonaux, les prix du blé tendre et de l'orge fourragère en sympathie ont légèrement progressé, alors que ceux du maïs et du blé dur n'ont pas évolué.
Sur les marchés à terme, les positions des spéculateurs jouant la baisse des cours sont encore très fortes, voire se sont renforcées, notamment sur le maïs à Chicago et sur le blé meunier sur Euronext, indique le Conseil de développement de l'agriculture et de l'horticulture britannique (AHDB) dans une note datée du 18 janvier. Dans le dernier rapport hebdomadaire de positions des traders d'Euronext, au vendredi 12 janvier et par rapport à la semaine précédente, on constate que les opérateurs financiers ont augmenté leur position nette courte sur le blé, tout comme leur position nette courte sur le maïs. Outre-Atlantique, la séance a été dominée par des couvertures courtes et des achats techniques en maïs, tout comme en blé. Pour ce dernier, toujours côté Etats-Unis, de nouvelles conditions météorologiques très froides commencent à inquiéter, notamment dans certaines régions de culture non correctement couvertes par la neige.
Concernant le maïs, au 12 janvier 2024, la production hebdomadaire d’éthanol états-unien a baissé à 1,054 million de barils par jour (- 8 000 par rapport à la semaine précédente) et les stocks cumulés ont encore augmenté à 25,695 millions de barils (+1 324 000 comparés à la semaine précédente), au plus haut depuis mi-mars 2023.
Côté macroéconomie, l'offre mondiale de pétrole devrait en 2024 atteindre un niveau record, sauf perturbations majeures au Moyen-Orient, tandis qu'un ralentissement de la croissance de la demande est attendu, a estimé l'Agence internationale de l'énergie (AIE), jeudi 18 janvier dans son bulletin mensuel. Les prix du pétrole ont grimpé ce jeudi (nouvelles frappes états-uniennes contre les Houthis au Yémen et attaques réciproques entre l'Iran et le Pakistan). Les réserves commerciales de pétrole brut ont reculé plus qu'attendu la semaine dernière aux Etats-Unis. La parité euro/dollar s’est établie à 1,87, en léger retrait par rapport à la veille (1,88), mais repartait très légèrement à la hausse ce matin.
Commerce international
Liban, blé meunier, achat : le gouvernement aurait acheté 72 000 t cette semaine, origine Ukraine, en trois lots (30 000 t, 10 000 t et 32 000 t) et pour trois périodes de chargement, à des prix compris entre 250,50 et 252,50 $/t ;
Jordanie, blé, appel d’offres : le prochain est attendu pour le 24 janvier.
Marchés physiques français du 18 janvier 2024 (base juillet pour les céréales)
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