Les prix du blé, de l'orge et du maïs français sur leur marché physique respectif ont tous progressé le 16 juin, dans le sillage des contrats Blé et Maïs sur Euronext.
Les menaces des autorités russes de ne pas prolonger l'accord d'Istanbul, permettant aux productions ukrainiennes et russes d'être exportées via la mer Noire, font craindre un ralentissement des échanges de grains lors de la campagne commerciale 2023-2024. Même si la Russie rejoue ce scénario à chaque prolongation de l'accord, la destruction d'un pipeline d'ammoniac pourrait changer la donne cette fois-ci.
Les conditions de culture au 12 juin se sont dégradées en blé et en orge au regard du dernier bulletin Céré'Obs de FranceAgriMer (voir tableau plus bas), en raison du manque de pluies que l'Hexagone a connu ces dernières semaines. Les pluies tombées ce week-end pourraient soulager les parcelles qui ont pu en recevoir.
L'euro a cependant pesé sur les cotations de céréales à paille françaises. La monnaie européenne a progressé vendredi, à 1,097 $, suite à la décision de la BCE de faire monter ses taux directeurs (une nouvelle hausse est attendue en juillet). L'euro s'affichait en retrait ce matin en revanche.
En maïs, les prix étaient également soutenus par le manque de précipitations en France mais aussi aux Etats-Unis où les surfaces dans la Corn Belt souffrent. De plus, le marché de Chicago étant fermé aujourd'hui, des achats « short » ont été réalisés par les fonds d'investissement vendredi, dopant le grain américain.
Marché international
Algérie, blé, achat : L'Algérie est à la recherche de blé à livrer en août.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.