COTidienne
Prix des céréales - Rumeurs d'un retour de la Chine aux achats d'orge, les cours du blé tendre et du maïs en baisse en Europe comme aux Etats-Unis
L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 20 et le 21 février, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
A l’exception de l’échéance mars à Chicago pour le blé tendre (toute petite hausse), les cours des principaux contrats à terme sur le blé et sur le maïs ont tous reculé, sur le Cbot comme sur Euronext et pour toutes les échéances. C’est notamment vrai pour l’échéance de mai sur Euronext, la plus travaillée, sous la barre des 200 €/t. Le maïs Euronext tire désormais vers les 170 €/t et son homologue états-unien se rapproche du seuil des 400 cts$/boiss. L'effritement des valeurs s'explique par la forte concurrence mer Noire.
Dans le dernier rapport hebdomadaire de positions des traders d'Euronext, au vendredi 16 février et par rapport à la semaine précédente, les opérateurs financiers ont augmenté leur position nette courte sur le blé (d'environ 8 000 lots) pour atteindre environ 138 000 lots et ont légèrement diminué leur position nette courte sur le maïs (d'environ 800 lots) pour tomber à environ 8 500 lots.
Outre-Atlantique, les prises de bénéfices ont animé le marché du blé tout comme les ventes techniques. En France, on note cependant que les primes portuaires sont fermes sur la période très rapprochée, soit l'échéance février mars, conséquence d'un besoin intense de terminer les chargements de bateau, notamment vers le Maroc et la Chine. Attention néanmoins, il ne s'agit pas, à notre connaissance, de nouvelles affaires conclues.
En maïs, les cours ont atteint un nouveau plus bas sur l’échéance de mars à Chicago, avec toujours des ventes techniques et des fonds en fil rouge. Comme pour le blé, la concurrence origine mer Noire et l’absence de demande à l’exportation tirent les cours vers le bas. La très faible demande des amidonniers et des fabricants d’alimentation animale pèse aussi sur le marché européen.
En orge fourragère, les primes portuaires en ancienne récolte ont bien renchéri, conséquence d'une demande croissante. Il se murmure que de nouvelles affaires se sont conclues vers la Chine.
De façon générale, les exportations hebdomadaires de l’UE sur la semaine 34 sont toujours très inférieures à celles de la même période l’an passé.
Les cours du pétrole, en baisse en début de séance, se sont redressés mercredi, les investisseurs prenant position avant la publication des stocks hebdomadaires américains de brut ce jeudi. La parité euro/dollar s’affichait à 1,082 le 21 février contre 1,081 le 20 et 1,084 ce jeudi matin à l’ouverture.
En Europe, les états membres de l’UE ont approuvé ce mercredi la reconduction de l'exemption des droits de douane pour les importations agricoles ukrainiennes. Des "mécanismes de sauvegarde" renforcés ont été ajoutés pour limiter leur impact. Par ailleurs, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé à des pourparlers entre son gouvernement et celui de la Pologne pour résoudre le blocage de leur frontière commune par des agriculteurs polonais en colère. Enfin, l’Ukraine serait en train d’étudier la faisabilité d’une nouvelle route de transport des grains via le Danube pour éviter les blocages à la frontière avec la Pologne.
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