Les cours des céréales ont reculé sur le marché physique français entre le 20 et le 21 septembre, dans le sillage des contrats à terme Blé et Maïs sur le CBOT et sur Euronext.
En blé, le retrait relatif de la demande internationale, la compétitivité des blés russes et la baisse sur le CBOT à Chicago pèsent sur les prix.
On notera que la situation diplomatique reste tendue entre l’Ukraine et les pays de l’UE frontaliers compte tenu d’un désaccord persistant concernant le trafic de céréales ukrainiennes dans ces derniers. Pour l’heure, l’Ukraine a annoncé porter plainte à l’OMC contre la Pologne, la Hongrie et la Slovaquie. Concernant cette dernière, un mécanisme pour remplacer à l'avenir l'embargo slovaque sur les céréales aurait été discuté avec les autorités ukrainiennes, a indiqué le 21 septembre à l'AFP le porte-parole du ministre slovaque de l'Agriculture. « Jusqu'à ce que ce système soit lancé et que sa pleine fonctionnalité soit testée, l'interdiction d'importer quatre produits d'Ukraine (...) reste valable jusqu'à la fin de l'année 2023 », a déclaré Andrej Wallner, en référence à un mécanisme basé sur des licences.
Outre-Atlantique, si les ventes hebdomadaires à l’export de blé se sont avérées dans les attentes des opérateurs (321700 t), des positions vendeuses importantes sur le CBOT ont participé à ce mouvement baissier.
En orge fourragère, si la demande internationale, en particulier à destination de la Chine, reste un élément de soutien, les prix ont reculé dans le sillage du blé tendre.
En maïs, les prix ont également marqué le pas sur le marché physique hexagonal, dans le sillage des contrats Euronext et CBOT. La pression des récoltes qui démarrent dans l’hémisphère nord se fait sentir ainsi que la concurrence de l’origine sud-américaine.
Comme aux Etats-Unis, la moisson a débuté en France. Selon le bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer, 6 % de la production 2023 a été engrangé au 18 septembre et 81 % des cultures évoluent dans des conditions "bonnes à très bonnes", en recul de 1 % par rapport à la semaine précédente (43 % l’an passé à la même époque).
Aux Etats-Unis, la faiblesse des ventes de maïs à l’export hebdomadaire a aussi pesé sur les cours du grain, avec seulement 566 900 t vendues selon l’USDA.
Enfin, le contexte économique actuel et, plus particulièrement, la politique de taux élevés de la FED (Réserve fédérale aux Etats-Unis), inquiètent les opérateurs financiers. Celle-ci a annoncé que les taux resteraient élevés pendant toute l’année 2024.
Bulletin Céré'Obs de FranceAgriMer :
(semaine 37, du 12 au 18 septembre 2023)
Conditions de culture
Etat "bon à très bon"
J-7
N-1
Blé tendre d'hiver
récolte terminée
Orge d'hiver
récolte terminée
Orge de printemps
récolte terminée
Blé dur
récolte terminée
Maïs
81%
82%
43%
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