Entre les craintes d’un ralentissement économique, la compétitivité de l’offre en zone mer Noire et la hausse de l’euro face au dollar, les contrats Blé et Maïs Euronext ont reculé ce mercredi.
L’inflation de nombreux produits et la situation incertaine en Chine, qui a décidé de lever ses restrictions sanitaires face à la covid-19, génèrent des inquiétudes quant à la demande à venir en 2023.
Côté zone mer Noire, l’offre, qui était déjà compétitive sur le marché international, l’est davantage avec le recul du rouble, pesant sur les prix de l’origine européenne. De plus, la hausse de l’euro, au-dessus des 1,06 US$, est venue renforcer la tendance à la baisse.
Reprise en douceur de l'activité sur le marché français
Dans ce contexte, les marchés physiques français du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs ont observé un retrait. La tendance était également au recul sur le marché à terme de Chicago.
L’activité sur les places hexagonales demeure encore assez calme cette semaine avec des organismes stockeurs qui ouvrent leurs portes petit à petit. La semaine prochaine devrait être plus active, même si des affaires sont rapportées, notamment vers la nutrition animale française, tous produits confondus, et vers la meunerie nationale.
Sur la scène internationale, on notera l’appel d’offres de la Tunisie pour l’achat de 100 000 t de blé et 75 000 t d’orge fourragère en origine optionnelle à charger entre janvier et début mars. Par ailleurs, la Thaïlande a acquis 75 000 t de blé fourrager en origine optionnelle.
Marchés physiques français du 4 janvier 2023 (base juillet pour les céréales)
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