Les principaux cours des contrats à terme sur le blé et le maïs ont, dans l’ensemble, nettement rebondi ce lundi 13 mars 2023, particulièrement sur les marchés européens. La hausse était moindre sur le blé coté à Chicago alors que le maïs US perdait du terrain, dans une séance très volatile, entre les échéances de mai 2023 à juillet 2024 (petit recul sur l’échéance en cours et hausse après juillet 2024).
Des achats à bon compte sur l’ensemble des places et des couvertures à court terme en blé aux Etats-Unis, la nette baisse du dollar, des inspections à l’exportation états-uniennes en-dessous des attentes en blé (249 017 t), une demande à l’exportation au ralenti en matière de maïs US ont marqué les séances. Sur le CBOT, du 15 au 21 février, les gestionnaires de portefeuilles ont augmenté leur position nette courte sur le blé et ont diminué leur position nette longue sur le maïs alors que les autres catégories d’opérateurs ont diminué leur position nette courte sur le maïs. A noter aussi un net recul du prix du baril de pétrole (brent européen comme WTI états-unien) en raison des problèmes rencontrés par le secteur bancaire, en particulier aux Etats-Unis, qui pourraient freiner la croissance économique.
Également à prendre en compte, des intérêts acheteurs sur la scène internationale se font sentir, notamment de l’Algérie durant le week-end.
La principale information concernait les débats autour de la négociation de la reconduction de l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes (corridor grains) : la Russie a proposé ce lundi de prolonger l'accord, qui expire le 18 mars, pour 60 jours seulement ; une proposition qui ne convient pas à l’Ukraine qui y voit une remise en question de l'entente initiale qui « impliquait » au moins 120 jours de prolongation selon un tweet du ministre ukrainien des Infrastructures, Alexandre Koubrakov. L’ONU a rappelé l’importance de reconduire l’accord.
En France, c’est la situation des nappes d’eau qui préoccupent les opérateurs. Une situation "inédite" et inquiétante : les nappes phréatiques de l'ensemble de la France sont à la fin de l'hiver "dégradées" et sous les normales (80 % des niveaux sont modérément bas à très bas pour le mois de février selon le BRGM, en charge des mesures), ce qui laisse augurer d'une probable sécheresse dans les prochains mois, toujours selon le BRGM.
Sur le plan du commerce international, outre un certain intérêt acheteur de la part de l’Algérie, on notait des inspections à l’exportation US à 999 388 t, dans les attentes des spécialistes, en maïs.
En Inde, des vents et des pluies pourraient causer des dommages dans les cultures et les récoltes dans la semaine. Ils feraient suite à un épisode de très hautes températures dans le mois écoulé.
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