Les principaux cours des contrats à terme en blé dans le monde étaient en petite hausse ce jeudi 23 février 2023 (uniquement sur le rapproché sur le CBOT ; en baisse à partir de juillet 2023), tout comme ceux du maïs sur Euronext. Les cours du maïs états-unien reculaient. Sur les marchés physiques hexagonaux, les prix du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs étaient en hausse alors que ceux du blé dur étaient inchangés.
Dans son rapport hebdomadaire de positions des traders, au vendredi 17 février et par rapport à la semaine précédente, Euronext indique que les opérateurs dits financiers ont diminué leur position nette courte sur le blé et sur le maïs.
Les yeux des opérateurs sont toujours rivés sur la situation en Ukraine, alors que le conflit avec la Russie a débuté il y a un an jour pour jour, et notamment sur la possibilité de renouveler l’accord relatif aux corridors humanitaires et les discussions sur l’intérêt d’y ajouter le port de Mykolaïv. Également dans les préoccupations : des conditions météorologiques plus chaudes et plus sèches en Europe de l’Ouest pesant sur les réserves en eau. La toujours excellente compétitivité des origines russes en blé notamment et l’annonce, par l’USDA, de prévisions de surfaces plantées supérieures à celles de l’an passé en maïs aux États-Unis (91 millions d’acres contre 88,6 millions l’an passé) ont aussi compté durant ces séances de bourse.
Les cours du pétrole sont repartis de l’avant ce jeudi (nouvelle forte hausse hebdomadaire des réserves commerciales).
Au Brésil, AgRural a annoncé que plus de la moitié de la future deuxième récolte de maïs sera plantée en dehors des fenêtres habituelles et idéales de semis dans les États du Paraná et du Mato Grosso do Sul. Ceci signifie que cette récolte pourra être potentiellement exposée à des gels plus importants que la normale. En Argentine, on parle toujours de sécheresse.
Côté commerce international, on note un achat algérien de 30 000 à 40 000 t de maïs, privilégiant l’origine argentine. Pour sa part, le Gasc égyptien aurait acheté environ 240 000 t de blé russe, dans le cadre d’un programme de sécurité alimentaire financé par la Banque mondiale, pour chargement sur la première moitié d’avril 2023, à un prix moyen de 317,50 $/t C & F (-6,18 $/t par rapport au dernier achat de blé russe le 2 février 2023). Grainflower en aurait vendu la totalité. La Jordanie a, de son côté, acheté 60 000 t d’orge fourragère d’origine optionnelle à un prix de 295 $/t C & F, à charger sur la seconde moitié de juillet 2023 avec Agro Chirnogi comme vendeur. Enfin, ce mercredi, la Turquie a lancé un appel d’offres pour l’achat de 440 000 t d’orge fourragère en origine optionnelle.
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