La remise en question de la reconduction des accords du 22 juillet sur les corridors d’exportations de grains ukrainiens sur la mer Noire a tendu le marché des céréales françaises, le 13 octobre.
Près de 7 millions de tonnes de grains ont pu être embarquées depuis la mise en place de cet accord. Les cours du blé sur Euronext comme sur le marché à terme de Chicago ont logiquement progressé dans ce contexte, auquel il faut également ajouter la poursuite des affrontements en Ukraine et l’incertitude à venir sur les conséquences de ce conflit avec la Russie.
Grippe aviaire et crise énergétique invitent à la prudence
Les prix du blé tendre et, en sympathie, de l’orge fourragère ont ainsi affiché une hausse sur le marché physique français, assez calme au demeurant actuellement. Le développement de la grippe aviaire n’incite pas aux achats du côté de la nutrition animale et la hausse du prix de l’énergie invite aussi les meuniers à la prudence.
En maïs, les cotations ont également reculé sur le marché physique français mais dans une moindre mesure qu’en blé, le contrat Euronext observant une baisse moins marquée à la clôture ce jeudi.
Du côté des cultures hexagonales, selon le bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer, au 10 octobre, les semis de blé tendre et d’orge d’hiver étaient respectivement réalisés à hauteur de 21 % (11 % en 2021) et 37 % (22 % en 2021). En maïs, les conditions de culture "bonnes à très bonnes" sont stables à 41 % (90 % en 2021) et la récolte est maintenant avancée à 83 % (14 % en 2021).
Sur la scène internationale, on rappellera que l’Algérie a acheté près de 500 000 t de blé en grande partie, voire en intégralité, d’origine russe.
Marchés physiques français du 13 octobre 2022 (base juillet pour les céréales)
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