Erratum : il fallait lire, dans la Cotidienne en date du 7 octobre (cours du 6 octobre), que le maïs rendu Bordeaux valait 237 €/t sur octobre-décembre, et non 241 ,50 €/t. Pour information, le maïs rendu Bordeaux sur octobre valait 242,50 €/t.
Les prix du blé tendre sur le marché physique français ont augmenté entre le 6 et le 7 octobre, à l’image du contrat Blé tendre sur Euronext. L’orge fourragère a suivi le mouvement haussier de la céréale à paille. Ce renchérissement s’explique par la hausse des cours du gaz et du pétrole, avec les conséquences sur le prix des engrais azotés pour l’actuelle campagne culturale. Selon Céré’Obs, les semis d’hiver en France ont débuté, passant de 1 % à 4 % de la sole estimée en blé tendre (contre 5 % en 2020) et de 2 % à 9 % (contre 5 % en 2020).
Le contrat Blé à Chicago s’est déprécié, dans le même temps. Selon l’observatoire des cultures de la FAO (rapport Amis), la production de blé en 2021 a augmenté d’un mois sur l’autre (776,6 Mt contre 769,5 Mt), principalement en raison de révisions à la hausse pour l'Australie (776,6 Mt contre 769,5 Mt), le Canada (+1,536 Mt), l'UE (+3,58 Mt) et l'Ukraine (+2 Mt). Les stocks de fin de campagne tomberont légèrement en dessous de leur niveau d'ouverture record (à 284,3 Mt estimé en octobre, contre 284,1 Mt prévu en septembre et 286,8 Mt en 2020/2021), la plus grande partie de la réduction étant concentrée au Canada, en Russie et aux États-Unis.
En Russie, la récolte de blé 2021 atteint 93 % de la sole plantée, avec 75,1 Mt, selon les autorités locales. La qualité est plus que satisfaisante, avec une teneur en protéines moyenne de 13,5 % (sur 50 % de la récolte étudiée), contre 12,7 % en 2020 rapporte le cabinet d'analyse StoneX. 87,5% de la récolte serait de qualité meunière pour l'instant, contre 73,5% en moyenne d'habitude, selon ce dernier. Dans ce contexte, la marchandise russe pourrait concurrencer l’origine européenne, notamment française, sur des pays comme l’Algérie et l’Arabie saoudite, toujours d'après le même cabinet d'analyse.
Des ventes états-uniennes de maïs au-delà des espérances
Les prix du maïs sur les places hexagonales ont également grimpé, suivant le marché à terme états-unien, qui a entraîné son homologue européen dans son sillage. Si les ventes hebdomadaires états-uniennes en blé s’élèvent à 333 200 t, dans les attentes des opérateurs, elles atteignent 1 265 100 t en maïs, au-dessus des espérances du marché.
Selon Céré’Obs, les coupes ont progressé de 2 % à 7 % en semaine 39 (contre 47 % en 2020).
Les cours du maïs sur le marché à terme états-unien ont grimpé, entraînant son homologue européen dans son sillage. Si les ventes hebdomadaires états-uniennes en blé s’élèvent à 333 200 t, dans les attentes des opérateurs, elles atteignent 1 265 100 t en maïs, au-dessus des espérances du marché.
Selon le rapport Amis, la production 2021 est quasi-inchangée par rapport au mois précédente (1 063,5 Mt, contre 1 053,3 Mt en 2020), avec des révisions à la hausse pour les États-Unis (+3,927 Mt) et l'Ukraine (+1 Mt), compensant une révision à la baisse pour l’UE (-4,108 Mt). Les stocks de fin de campagne devraient maintenant dépasser leur niveau d'ouverture (à 288,1 Mt estimé en octobre, contre 282,6 Mt prévu en septembre et 285,3 Mt en 2020/2021), en raison des révisions à la hausse des réserves de la Chine et des États-Unis.
De son côté, la Conab (Compagnie brésilienne national d’approvisionnement, détaché du ministère de l’Agriculture national) estime la production de maïs locale pour 2021/2022 à 116,3 Mt, contre 87 Mt en 2020/2021.
Les cotations du blé dur sur le marché physique français n’ont pas évolué d’un jour sur l’autre. Notons que la Tunisie a acheté 100 000 t à un prix compris entre 677 et 683 $/t C&F.
L’Indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 132,5 points en septembre, soit 2,6 points (2,0 %) de plus qu’en août et 28,5 points (27,3 %) de plus qu’en septembre 2020, selon le Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales du 7 octobre. Les prix du blé sont ceux qui ont le plus augmenté en septembre (+ 4 % par rapport au mois dernier et +41 % en glissement annuel). « Le resserrement des disponibilités exportables dans un contexte de forte demande mondiale a continué de tirer vers le haut les prix internationaux du blé », explique la FAO.
Les opérateurs seront attentifs au prochain rapport de l’USDA sur l’offre et la demande agricoles mondiales, à paraître le 12 octobre.
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