Les prix des principales céréales sur le marché physique français ont grimpé entre le 27 et le 28 septembre, dans le sillage d’Euronext. Les précipitations retardent semis et récolte en cours. Ceux du blé dur sont sans changement.
En revanche, les contrat Blé et Maïs à Chicago ont reculé dans le même temps, sous la pression des récoltes et de prises de profits à la veille du rapport trimestriel de l’USDA à paraître jeudi 30 septembre. Son rapport mensuel sur l’offre et la demande agricoles mondiales est attendu le 12 octobre. La baisse des cours sur le marché à terme états-unien s’explique également par la dépréciation du pétrole et la remontée du dollar face aux principales monnaies étrangères qui pénalise les marchandises états-uniennes sur le marché mondial.
Côté champs, en fin de semaine 38, les emblavements de blé d’hiver aux Etats-Unis seraient effectués à hauteur de 34 % (+ 13 points par rapport à la période précédente), contre 32 % en moyenne quinquennale, selon l’USDA. En maïs, les conditions de culture « très bonnes à excellentes » sont stables à 59 %, contre 65 % en moyenne quinquennale. La récolte atteint 18 % des surfaces plantées (+ 8 points sur la semaine), contre 15 % en moyenne quinquennale.
Les précipitations freinent les récoltes en France et en Ukraine. Les rendements ne seraient pas à la hauteur des espérances en Europe centrale.
Les précipitations pénalisent récoltes et semis aux Etats-Unis
Concernant la météo, durant la semaine à venir, d’importantes précipitations devraient freiner les semis de blé d’hiver et les récolte de soja du Texas au Nebraska aux Etats-Unis, mais être bénéfiques au colza et aux emblavements d’automne en Europe, notamment en France. Les températures demeureraient au-dessus des normales saisonnières dans le nord des Etats-Unis et l’Est de l’Europe, mais dans les normales saisonnières en France.
S'agissant des fondamentaux, la production canadienne de blé tendre est prévue à 18,17 Mt (contre 16,4 Mt, estimées précédemment) et celle de blé dur à 3,5 Mt (contre 3,8 Mt), selon le ministère de l’agriculture national.
Sur la scène internationale, l’Algérie aurait fait l’acquisition de 500 000 t de blé meunier (dont une partie pourrait être d’origine française), au prix approximatif de 364 $/t (chargement en novembre). Par ailleurs, l’USDA rapporte une vente de 150 000 de maïs états-unien au Mexique (livraison sur 2021/2022). D’après le CNGOIC, la Chine importerait 20 Mt de maïs cette année (25 Mt, selon Agritel), contre 29 Mt l’an dernier. Les opérateurs sont, par ailleurs, dans l’attente d’une nouvelle augmentation des taxes à l'export sur le blé russe. Autre facteur intéressant sur le marché du blé : la menace des meuniers brésiliens d'arrêter d'importer du blé argentin (80 % des importations brésiliennes), selon le cabinet Inter-Courtage. Ils pourraient se tourner vers l'Uruguay, le Paraguay, voire les États-Unis, le Canada et même la Russie.
Marchés physiques français du 28 septembre 2021 (base juillet pour les céréales)
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