La baisse des cours se poursuit sur les marchés des céréales avec des contrats Blé et Maïs en recul sur l’ensemble de leurs échéances sur le marché à terme Euronext. Outre-Atlantique, si le contrat Blé sur le CBOT affichait également un net retrait, le maïs résistait mieux de son côté. Dans ce contexte, les marchés physiques français du blé tendre, de l’orge fourragère et du maïs ont tous observé une baisse.
Des pluies bénéfiques aux cultures de céréales à paille continuent de tomber sur le territoire hexagonal mais elles sont jugées insuffisantes pour les soulager réellement et sauver le potentiel de rendement. Selon le dernier bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer, au 16 mai, les conditions de culture de blé tendre "bonnes à très bonnes" reculent de 82 % à 73 % (79 % en 2021) avec un stade "épiaison" passant de 26 % à 60 % (27 % en 2021). En orge d’hiver, les conditions de culture "bonnes à très bonnes" affichent aussi un retrait de 79 % à 71 % (75 % en 2021), le stade "épiaison" évoluant quant à lui de 90 % à 98 % (81 % en 2021). Pour l’orge de printemps et le blé dur, les conditions de culture "bonnes à très bonnes" passent respectivement de 76% à 69% (84% en 2021) et de 77 % à 73 % (68 % en 2021). Enfin, en maïs, dont les semis sont maintenant quasiment achevés (98%), les conditions de culture "bonnes à très bonnes" baissent légèrement de 95% à 93% (93% l’an passé).
Baisse de production en blé et maïs confirmée pour 2022-2023
Aux Etats-Unis, où le déficit hydrique soutenait aussi les cours jusqu’ici, des précipitations importantes sont attendues dans les prochains jours, participant à la détente des cours. Des prises de bénéfices et ventes techniques sur les marchés à terme européen et états-unien ont également pesé sur les prix. Enfin, à noter la hausse de l’euro autour de 1,06 $ qui pèse sur les prix des productions françaises, moins compétitives à l’export.
Côtés fondamentaux, le Conseil international des céréales a confirmé les baisses de production de blé et de maïs pour la campagne 2022-2023, respectivement à 769 Mt (780 Mt en avril) et 1,184 Mdt (1,197 Mdt en avril). Les consommations et stocks mondiaux sont aussi corrigés à la baisse en blé par rapport au mois dernier, respectivement à 780 Mt (785 Mt) et 271 Mt (277 Mt). En maïs, la consommation mondiale reculerait à 1,2 Mdt (1,218 Mdt) mais le stock progresserait légèrement de 265 Mt à 269 Mt pour 2022-2023.
Marchés physiques français du 19 mai 2022 (base juillet pour les céréales)
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