Les prix des céréales ont bien progressé hier sur le marché physique français, davantage en blé tendre et en orge fourragère, dans son sillage, qu’en maïs. Une hausse qui s’inscrit dans le contexte d’inquiétudes concernant d’une part la reconduction de l’accord d’Istanbul permettent l’export de produits agricoles sur la mer Noire (la Russie menace toujours de ne pas reconduire le compromis valable jusqu’au 18 mai) et d’autre part les décisions unilatérales de la Pologne et la Hongrie de stopper toute importation de produits agricoles ukrainiens. La Slovaquie et la Bulgarie ont de leurs côtés annoncés qu’ils les rejoindraient en mettant en place des mesures similaires à l’égard de l’Ukraine. Des positions incompatibles avec les règles de l’UE, comme l’a rappelé la Commission européenne le 17 avril. Cette actualité engendre de nouvelles craintes, en particulier pour les utilisateurs de maïs. Les autorités polonaises et ukrainiennes seraient en discussion pour trouver un accord.
Aux Etats-Unis, les conditions de culture en blé, particulièrement peu favorables cette année, à seulement 27 % considérées comme « bonnes à excellentes » par l’USDA, soutiennent les cours du contrat Blé sur le marché à terme de Chicago. Le contrat Maïs était quant à lui dopé par l’avancée des semis, réalisés à 8 % aux Etats-Unis, soit en dessous des attentes.
La petite baisse de l’euro face au dollar, observée hier, a aussi participé à la hausse des cours, renforçant la compétitivité des productions issues de l’Union européenne sur le marché international. Ce matin, la devise européenne observait un regain, autour de 1,097 $.
Marché international
Egypte : appel d’offres en huiles végétales.
Marchés physiques français du 17 avril 2023 (base juillet pour les céréales)
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