Les prix du blé tendre et de l’orge fourragère, en sympathie, ont nettement progressé entre le 7 et le 10 octobre sur le marché physique français, dans le sillage des contrats Blé sur Euronext et le CBOT. En maïs, les prix sur les places hexagonales se sont également fortement appréciés, à l’image des marchés à terme européen et états-unien.
De son côté, le blé dur français a suivi la tendance haussière des autres céréales, mais dans une moindre mesure.
L’aggravation des combats en Ukraine inquiète les opérateurs, qui craignent une non-reconduction de l’accord sur les corridors humanitaires qui doit se termine fin novembre. Les exportations de grains via la mer Noire pourraient fortement en pâtir.
La faiblesse de l’euro face au dollar a participé au raffermissement des cours européens, portés par une bonne demande mondiale.
Bonne avancée des semis en France
Les conditions climatiques sèches permettent une bonne avancée des semis d’automne en France, qui pourraient cependant être ralentis par la pénurie actuelle de carburant. En revanche, les abondantes précipitations en Australie pourraient détériorer la qualité des prochaines récoltes.
Côté fondamentaux, les analystes d’Agritel anticipent une révision à la baisse de la production de maïs dans le rapport de l’USDA sur l’offre et la demande agricoles mondiales à paraître demain, notamment aux Etats-Unis et en Europe.
Sur la scène internationale, l’Algérie a lancé un appel d’offres pour 50 000 t de blé meunier, en origine optionnelle, à charger en novembre. Au Brésil, les exportations de maïs sur le port de Paranaguá ont augmenté de 1,14 % en septembre par rapport au mois précédent.
Marchés physiques français du 10 octobre 2022 (base juillet pour les céréales)
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