L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 28 mars et le 1er avril, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les principaux contrats à terme sur le blé et sur le maïs ont clôturé en légère baisse ce lundi 1er avril 2024 sur le CBOT après une fermeture vendredi 29 mars. Les marchés étaient fermés sur Euronext ce lundi tout comme vendredi en raison des fêtes de Pâques. Les marchés physiques hexagonaux étaient également inactifs ce lundi.
Pour commencer la semaine, ce mardi, les opérateurs pourront s’emparer du bulletin Céré’Obs de FranceAgriMer paru vendredi et qui donne, pour la semaine 12 du 19 au 25 mars 2024, des conditions de culture "bonnes à très bonnes" pour le blé tendre stables à 66 % (94 % en 2023). Le stade "début tallage" progresse de 99 % à 100 % (100 % en 2023 et 100 % sur la moyenne des cinq dernières années). Le stade "Épi 1 cm" passe de 62 % à 83 % (83 % en 2023 et 72 % sur la moyenne des 5 dernières années). Le stade "2 nœuds" progresse de 1 % à 5 % (2 % en 2023 et 3 % sur la moyenne des cinq dernières années). En orge d’hiver, le rapport donne des conditions de cultures "bonnes à très bonnes" en retrait, de 68 % à 67 % (93 % en 2023) alors que les semis passent de 93 % à 98 % (100 % en 2023 et 99 % sur la moyenne des cinq dernières années). Les semis d’orge de printemps évoluent de 48 % à 82 % (100 % en 2023 et 95 % sur la moyenne des cinq dernières années). Les conditions de culture "bonnes et très bonnes" en blé dur progressent de 72 % à 73 % (91 % en 2023). Les semis passent de 93 % à 98 % (100 % en 2023 et 99 % sur la moyenne des cinq dernières années). Le stade "levée" est stable à 92 % (100 % en 2023 et 99 % sur la moyenne des cinq dernières années). Le stade "début tallage" est stable à 91 % (97 % en 2023 et 97 % sur la moyenne des cinq dernières années). Le stade "Épi 1 cm" progresse de 50 % à 73 % (77 % en 2023 et 70 % sur la moyenne des cinq dernières années). Le stade "2 nœuds" progresse de 11 % à 19 % (4 % en 2023 et 8 % sur la moyenne des cinq dernières années).
Par ailleurs, on note toujours une météo très humide en France et sur le nord de l’Europe pour les prochains jours, et sans doute jusqu’au 15 avril. La sécheresse commence à se faire sentir en Europe du Sud et zone mer Noire.
Autre élément pour évaluer les marchés, après les semis et les stocks de jeudi 28, le premier bulletin de notation sur l’état des cultures (crop rating) aux Etats-Unis, jugé plutôt très bon par les observateurs (par exemple, 56 % des blé d’hiver jugés "bons à excellents", en très net progrès par rapport à l’an passé à le même époque, soit 28 %). Toujours outre-Atlantique, la sécheresse devenant de plus en plus un élément clé des productions finales, on notera les états d’humidité des sols publiés par les services statistiques de l’USDA ce vendredi : 68 % des sols sont à des niveaux adéquates ou en surplus d’humidité (avec un nette progression des surplus) contre 76 % en 2023 cependant. Les sols en manque d’humidité ressortent à 32 % contre 24 %. En ce qui concerne les niveaux d’humidité en profondeur, 61 % des sols sont à des niveaux corrects ou en surplus (67 % en 2023) et donc 39 % sont en manque ou très en manque d’eau (33 % en 2023).
Marchés physiques français du 1er avril 2024 (base juillet pour les céréales)
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