Prévenir la maladie du poumon du fermier

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La maladie du poumon du fermier est due à une allergie retardée causée par l’inhalation répétée de poussières végétales et de microorganismes qui se développent dans ces substrats végétaux. Les facteurs de risque sont l’altitude, la pluviométrie durant la fenaison, la densité en campagnols (risque dû aux monticules de terre). Les symptômes sont la toux, l’essoufflement à l’effort, la fièvre, les courbatures, la fatigue, la gène respiratoire. Le meilleur traitement est l’arrêt de l’exposition.


Favoriser le séchage au champ :

On ne fauche pas trop court, on utilise une faucheuse conditionneuse réglée, on conditionne des andains larges, on règle l’angle de piquage des faneuses. Avec un angle de 16 à 18°, on gagne 33 % de temps de séchage par rapport à un angle de 12 à 13°.

 

Récolter le plus sec possible


Équipé d’une sonde d’humidité, on adapte le conditionnement de l’herbe fauchée à son taux d’humidité. Pour des taux d’humidité du foin supérieurs à 15 %, l’utilisation de conservateurs (15 à 20 % d’humidité) ou l’enrubannage (20 à 50 %) sont préconisés.

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Stocker et manipuler en bâtiment aéré


Pour limiter le développement des moisissures, on stocke le fourrage dans un bâtiment aéré et ventilé, et on évite d’entreposer du foin sec avec du foin humide. Les bâtiments d’élevage doivent aussi être bien aérés et ventilés.


Distribuer en étant protégé


Pour la distribution manuelle, on porte un masque respiratoire. Un masque à ventilation libre en papier ou cartonné jetable de type P2, ou un demimasque souple et étanche avec filtre, ou un masque à ventilation assistée. Les masques et les filtres sont changés régulièrement, stockés au sec, dans une boîte hermétique.

Pour la distribution mécanisée, on utilise un tracteur avec cabine fermée. Les filtres anti-poussières sont nettoyés et changés régulièrement. Le choix des tissus des vêtements de travail et leur entretien est aussi important.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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