Près de 300 animaux au National Salers en Corrèze

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Prix d’honneur attribué au Gaec de Conches. « La différence s’est faite au niveau du mâle sinon les femelles étaient très homogènes dans chaque lot », explique Antony Douhet. Crédits : © E. Durand
Oklahoma du Gaec des Prairies, né au Gaec Fourtet Yves et Compagnie, a remporté le Prix du Top Index mâle. Crédits : © E. Durand
Marilou, appartenant également à Philippe Jarrige, a remporté le Prix de championnat femelle adulte. « Elle présente une bonne épaisseur du dessus, de très bons aplombs. Elle est compacte et reste fière, tout en élégance », observe Guillaume Delcuzy. Crédits : © E. Durand
Romance, propriété de Géraud Delpuech, a reçu le Prix de championnat jeune femelle. « Elle m’a tapé dans l’œil. C’est un vrai coup de cœur ! », justifie Antony Douhet. Crédits : © E. Durand
Prix du meilleur raceur attribué à Philippe Jarrige pour le taureau Nicky. Selon Antony Douhet, « c’est un lot plus suivi, plus homogène avec plus de qualités individuelles (bassin, aplombs, rectitude du dos) » Crédits : © E. Durand
Prix de famille attribué à Jean-François Delpuech pour la vache Jeanine. « Ce lot fait vraiment famille du fait du nombre d’animaux présentés. De très jolies génisses étaient également dans ce lot », rapporte Guillaume Delcuzy. Pour Antony Douhet, « il y avait plus de finition dans le lot. Les femelles étaient plus homogènes ». Crédits : © E. Durand
Sissi du Gaec Hubert Garcelon et fils a remporté le Prix du Top Index Femelle Jeune. Crédits : © E. Durand
Nicky appartenant à Philippe Jarrige a reçu le Prix de championnat mâle. Pour Régis Vigier, « il présente un bon développement squelettique et une bonne rectitude du dos et des aplombs. Il affiche beaucoup d’allure. Il est porteur de viande. Je l’ai dans la tête depuis hier ! » Crédits : © E. Durand
Linda du Gaec Fourtet Yves et Compagnie a remporté le Prix du Top Index Femelle adulte. Crédits : © E. Durand
Schumacher du Gaec de Conches a remporté le Prix Super Bourret. Crédits : © E. Durand

« Voilà deux ans qu’il n’y a pas eu de National », s’exclame Frédéric Canal, président du Herd Book Salers. Et pour son retour, le choix a été fait de le localiser à Brive, en Corrèze. « Le dernier national en Corrèze avait eu lieu en 1967 à Saint-Privat », observe-t-il. Même si la race Salers est présente dans le département, cette localisation n’a pas fait l’unanimité parmi les éleveurs. Dans les coulisses et le ring, quelques tensions se font sentir, ce qui fait dire à certains que le peu d’animaux présents pour le concours, « environ 280 au lieu de 400 », en serait la cause. « Le nombre d’animaux est un peu faible, mais ils sont de très bonne qualité », soulignent plusieurs éleveurs, insistants cependant sur l’importance de la cohésion entre éleveurs. Pour d’autres, « préparer des animaux au concours, cela coûte cher. Brive ce n’est pas à côté. Il n’est pas possible de rentrer le soir pour soigner les animaux. Il faut payer l’hôtel aussi. Avec les coûts liés à la sécheresse, beaucoup ne sont pas venus ». Pour autant, certains se réjouissent de cet emplacement, hors berceau, « qui permet de faire connaitre notre race », de découvrir d’autres lieux et de se retrouver « dans une bonne ambiance ».

De nouveaux éleveurs sur le ring

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« Les concours, c’est comme la publicité ! Quand on est chez nous, personne ne voit nos animaux », relève Marie-Claire, éleveuse de Salers, en Gaec avec son mari et ses enfants. L’arrivée de jeunes éleveurs a aussi été remarquée : « Certains présentent leurs vaches pour la première fois ! C’est bon signe pour l’avenir. » Eleveurs et visiteurs ont approuvé le regroupement dans les allées de la Halle Georges Brassens des animaux par élevage et non par section comme cela était la coutume. « C’est plus commode pour soigner et les visiteurs voient une uniformité dans nos animaux », explique un éleveur. Lors des concours, les salers noires ont attiré l’œil du public mais pas des juges, malgré la qualité de certains lots. Les juges, Guillaume Delcuzy (Allier), Régis Vigier (Cantal), Antony Douhet (Cantal) étaient d’ailleurs peu loquaces dans leurs commentaires, entraînant une certaine frustration parmi les éleveurs et le public. « Et en même temps, les juges, c’est comme les arbitres ! S’il n’y a pas d’arbitre, il n’y a pas de match alors… », rapporte une éleveuse qui n’en dira pas plus.

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