Au 20 mai 2021, la pousse cumulée des prairies permanentes est revenue dans les normes au niveau national, après un début de saison excédentaire, selon une récente note Agreste du service de statistiques du ministère de l’Agriculture. « L’épisode de gel de début avril, le manque d’eau au début du printemps ainsi que la fraîcheur persistante depuis deux mois, ont ralenti la pousse de l’herbe », rapporte la note. L’indice de rendement Isop s’établit à 97. La part de la pousse réalisée à cette date représente 45% de la pousse annuelle contre 46% pour la référence 1989-2018.
« Cette moyenne masque toutefois de fortes disparités régionales avec une pousse normale voire légèrement excédentaire dans la moitié nord, mais fréquemment déficitaire dans la moitié sud », note le service de statistiques du ministère de l’Agriculture. Ainsi au 20 mai, 5% des régions fourragères ont une pousse excédentaire et un tiers ont une pousse déficitaire, dont 10% affichant un fort déficit.
Ainsi la pousse est normale dans 11 régions sur 12, mais est déficitaire en Occitanie. Dans cette région, le déficit est important dans la partie ouest, est plus modéré près des Pyrénées et la pousse est même excédentaire dans la partie méditerranéenne de la région.
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Situation également contrastée en Aquitaine : si la pousse est normale dans les Pyrénées atlantiques et dans le Limousin, elle est déficitaire ailleurs et même fortement déficitaire sur la partie littorale.
En Auvergne Rhône Alpes, la pousse est faible dans le sud du Massif-Central et proche de la normale dans le nord de la région.