Réservé aux abonnés

Poulet : les entreprises françaises tiendront-elles leurs engagements BCC pour 2026 ?

- - 2 min
Lumière naturelle et enrichissement dans les élevages sont les deux démarches les plus développées par la production française Crédits : © Réussir Volailles

Plusieurs acteurs de l’aval de la filière se sont engagés à ne plus commercialiser que du poulet répondant aux critères du BCC (Better Chicken Commitment) en 2026 mais CIWF juge que l’amont a pris du retard.

Parmi les 91 entreprises les plus influentes à avoir signé l’engagement BCC (Better Chicken Commitment) en Europe, 31 sont françaises. Le CIWF, dans son rapport annuel ChickenTrack qui évalue les actions de ces entreprises, estime que la France n’est pas prête sur tous les critères. 43% des volumes de poulet produits par Galliance et 61% de ceux produits par LDC sont conformes au critère lumière naturelle ; 49% et 60% le sont pour le critère enrichissement. Mais les deux autres composantes de l’engagement BCC, « cruciales » pour le bien-être des poulets seraient insuffisamment intégrées, et l’ONG demande aussi la baisse de la densité (passage de 40 kg/m² en moyenne en France à 30 kg/m²) et l’utilisation de souches à croissance lente.

Lire aussi : European Chicken Commitment  : combien coûte l’amélioration du bien-être des poulets 

L’aval doit s’engager pour le BCC

L’association demande un engagement de tous les maillons de la filière, notamment de l’aval par des contrats sur 3 à 5 ans. Les engagements dans le BCC sont accompagnés par l’adhésion de plus de 70% de la grande distribution française (Auchan, Groupe Casino, Carrefour, Système U, Les Mousquetaires, Lidl) à l’Etiquette Bien-Être Animal appliquée à la filière poulet, dont le Niveau C correspond aux critères en élevage du BCC.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

grande distribution
Suivi
Suivre

Quelques bons exemples, sur certains critères BCC

Aucune entreprise ne dépasse les 50 % sur les six piliers évalués (densité d’élevage, souche, lumière naturelle, enrichissement, étourdissement par atmosphère contrôlée et audit externe ECC). Mais on relève quelques bonnes notes, comme api Restauration, 55 % sur la lumière naturelle, Burger King et ses 73 % sur l’étourdissement, Lidl et ses 57 % sur la lumière naturelle, Monoprix et ses 73 % sur les souches utilisées et Schiever et ses 100 % sur les trois premiers critères. En revanche, l’audit indépendant est partout à 0 %. 

Voir les résultats sur le site du CIWF

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires