Ces baisses de l’offre conduisent inévitablement à une baisse des abattages. En France, dans la zone Uniporc Ouest, au cours des 21 premières semaines 2023, les abattages ont reculé de 6,1 % sur un an (- 22 781 porcs par semaine) avec deux jours d’abattage en moins comparé à l’année dernière, d’après le Marché du porc breton (MPB). A nombre égal de jours d'abattage, le MPB estime plutôt la baisse à 4,25 % soit 335 000 porcs de moins, ce qui équivaut à environ 16 000 porcs de moins par semaine en 2023.
- 9,03 % en Espagne
En Espagne, en cumul sur les trois premiers mois 2023, les abattages s'élèvent à 1 123 423 animaux soit une baisse de 9,03 % sur un an. La production, quant à elle, était de 1,3 Mt en repli de 6,8 %, toujours selon le marché du porc breton.
Tönnies a conservé sa place de leader avec 14,8 millions de porcs abattus en 2022, d’après un communiqué de Culture viande. Cependant, le groupe a dû fermer l’un de ses sites.
Westfleisch, second groupe d'abattage du pays, a enregistré une activité de 6,51 millions de porcs abattus en 2022, soit 10,3% de moins que l'année précédente. En octobre 2021, l'abattoir de Gelsenkirchen d'une capacité d'environ 25 000 porcs par semaine a fermé ses portes. Idem pour le troisième abattoir d’Allemagne, le néerlandais Vion dont la baisse d’activité est plus importante (-17,1 % en 2022). Début 2023, l’entreprise a été contrainte de fermer un site à Holdorf (Basse-Saxe).