« Peace & Food », une fresque pour lutter pacifiquement contre les attaques anti-élevage

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L’art urbain des graffeurs Maks Leyso et Timid s’affiche désormais dans un décor très rural, celui d’un mur de silo à ensilage de maïs sur l’exploitation d’Etienne Fourmont dans la Sarthe. Crédits : © Les Z’Homnivores

Dans la nuit du 1er janvier 2020, Etienne Fourmont, éleveur laitier dans la Sarthe et YouTubeur connu sur les réseaux sociaux était victime d’une intrusion sur son exploitation. Les activistes animalistes avaient tagué sur le mur d’un silo « 2020 abolition ». L’agriculteur n’entendait pas se laisser intimider et était bien décidé à continuer à communiquer sur son métier.

Plus de deux ans après les faits, c’est une sorte de réponse apportée aux militants anti-élevage qui s’est dessinée là-même où les exactions avaient été commises. Le message s’adresse aussi à l’ensemble de la profession, aux politiques et au grand public.

 

Opération soutenue par les Z’Homnivores

Le 16 mai, la fresque Peace & Food a été dévoilée devant des élus locaux de la Sarthe et du Pays de la Loire et en présence de représentants du collectif Z’Homnivores, créé en 2017 par des acteurs de la production alimentaire française pour promouvoir la liberté alimentaire de chacun.

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La fresque murale a été réalisée par les artistes graffeurs Maks Leyso et Timid du collectif A’ Création. Pour les Z’Homnivores, c’est une façon de « réaffirmer le rôle essentiel des acteurs de l’alimentation française pour assurer notre sécurité alimentaire ». Dans un communiqué de presse diffusé le 17 mai, le collectif estime que « la montée en puissance des mouvements activistes anti-élevage » est un des « nombreux obstacles auxquels font face les agriculteurs français ». Il souligne la « prise de conscience politique » mais regrette une « réponse pénale encore trop faible ». Et de faire référence au jugement rendu le 31 mars au tribunal du Mans qui n’a sanctionné « que symboliquement les 9 militants animalistes ».

Pour Yves Fantou, le porte-parole du collectif, la fresque est le moyen de rappeler qu’une « réponse politique est indispensable pour renforcer le cadre juridique afin de garantir à nos producteurs et acteurs de l’alimentation la liberté d’exercer leurs activités ».

 

 

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