La Suisse est soupçonnée de “contrebande de pommes” par la Russie qui envisage d'interdire les importations de fruits helvétiques. En clair, imposer un embargo russe à la Suisse. Si aucune notification officielle n'est encore parvenue aux autorités suisses, Swisscofel (Association suisse du commerce fruits, légumes et pommes de terre) a déjà publié un démenti. « La récolte de fruits à pépins a été particulièrement bonne cette année, indique Marc Wermerlinger, directeur de Swisscofel. Les opérateurs commerciaux ont profité des circonstances pour répondre à la demande du marché russe. Notre association estime que ce sont environ 1 000 t de pommes qui leur ont été envoyées. Ce chiffre est trois fois supérieur à celui des années antérieures. D'ordinaire, la Suisse est pénalisée et manque de compétitivité. En l'absence d'accord de libre-échange, nos produits sont taxés entre 40 et 60 % à la frontière russe. Par ailleurs, il n'y a pas d'intérêt économique à aller acheter des pommes à l'étranger : elles sont taxées de 1,40 CHF le kilo (1,16 €) à l'entrée en Suisse, qui vient s'ajouter aux taxes russes. » La Russie réclame le décompte exact des exportations helvétiques.
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