Prévention contre l’IAHP Mesures renforcées contre l’influenza aviaire dans une zone à risque

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La commune de Malaussanne se trouve dans le sud-est des Landes. La densité des élevage conduit à interdire les déplacements de volailles dans un périmètre élargi. Crédits : © Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation.

Plusieurs détections du virus de l’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) autour de la commune landaise de Malaussanne conduisent le ministère de l’Agriculture à décider d’élargir les mesures de lutte et de prévention. Comme la zone d’élevage est dense, il s’agit d’encadrer les mouvements de volailles. Ainsi, la mise en place de volailles d’un jour, toutes espèces confondues, sera interdite jusqu’au 7 janvier 2022.

20 km autour des foyers

Cette interdiction des mises en place passera par des arrêtés préfectoraux complétant le zonage déjà en vigueur. « Ces mesures pourront être prolongées, au vu de l’évolution de la situation sanitaire. Un dispositif d’accompagnement économique des éleveurs concernés sera mis en place par l’Etat », précise le ministère dans un communiqué. Le périmètre est plus étendu que celui des zones réglementées actuelles ; il englobe les communes situées jusqu’à 20 km autour des foyers.

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Pour éviter de nouvelles crises dans la volaille

Le ministère suit de près l’évolution de l’influenza en France. Il prend des mesures après information des professionnels et conformément aux principes d’anticipation et de gestion des risques définis dans la feuille de route élaborée en juillet en concertation avec les professionnels pour éviter l’apparition de nouvelles crises dans la filière volailles.

Témoignage d’un éleveur de poulets fermiers

L’éleveur-abatteur des Volailles du Tursan, installé à une dizaine de kilomètres au nord de Malaussanne, a arrêté d’abattre ses poulets et volailles festives à Noël, par prévention de la diffusion du virus de l’IAHP. Cependant il disposait d’assez de volailles préparées pour les fêtes. Il signale que la période à la charnière du nouvel an correspond ordinairement à un creux de production. L’interdiction des mouvements de volailles nuit donc peu à son activité pour l’instant. Par ailleurs, il claustre ses volailles en plein air dans plusieurs bâtiments pour les protéger des oiseaux sauvages, ce qui est selon lui « la moins mauvaise solution », et il constate que sa clientèle le comprend.
 

Plus de 600 000 poules et volailles abattues préventivement

D’après les remontées des abattages préventifs réalisés depuis le premier cas détecté dans le Nord, le 26 novembre 2021 (un élevage en bâtiment de poules pondeuses) et jusqu’au 30 décembre, plus de 600 000 volailles ont été abattues préventivement selon le ministère, qui ne peut préciser les espèces concernées. Lors de la crise de 2020-2021, quelque 3,5 millions de volailles, notamment des canards à foie gras, avaient été abattus préventivement. Cette fin décembre 2021 le virus a été détecté dans 26 élevages, principalement dans le Sud-Ouest, 15 fois dans la faune sauvage et 3 fois dans des basse-cours.
Vous pouvez parcourir les dossiers Influenza aviaire 2021-2022 et 2020-2021.

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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