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Mesures miroirs : après le poulet brésilien, au tour du poulet thaïlandais d’être interdit en UE ?

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Sont notamment pointés du doigt le suivi des protocoles HACCP, la traçabilité, la séparation des marchandises éligibles ou non aux normes UE, les contrôles vétérinaires et les processus de certification. Crédits : © Généré par IA

Le lobby européen de la volaille pointe des manquements des contrôles officiels sur le poulet en Thaïlande et demande la fin des importations, s’appuyant sur le récent précédent brésilien.

M.à J le 22 septembre avec réaction Anvol

L’association des transformateurs et des commerçants de volailles de l’UE (AVEC) réclame, dans un communiqué du 15 septembre, la suspension ciblée des importations de viande de volaille en provenance de Thaïlande, lorsque les sites de production ne peuvent prouver qu’ils opèrent bien conformément aux normes européennes. Un récent audit communautaire en Thaïlande a en effet démontré des manquements dans les contrôles officiels. Sont notamment pointés du doigt le suivi des protocoles HACCP, la traçabilité, la séparation des marchandises éligibles ou non aux normes UE, les contrôles vétérinaires et les processus de certification. L’audit a par exemple identifié un cas de contamination aux résidus de chlorine pendant deux mois et demi. 

Interdire les importations de produits avicoles de Thaïlande

Anvol, l'interprofession française de la volaille de chair, appelle par communiqué, le 22 septembre, les institutions européennes à faire pleinement respecter les normes qu’elles imposent aux producteurs européen, et donc la suspension des importations thaïlandaises de poulet. 

Les contrôles thaïlandais sur la volaille se dégradent

Selon l’Avec, la qualité des contrôles en Thaïlande ne cesse de se dégrader depuis 2013. L’association juge que la situation est similaire à celle qui a conduit à interdire l’importation de poulet brésilien dans l’UE et demande la suspension des importations de volaille de Thaïlande depuis les outils qui ne peuvent prouver leur conformité aux normes européennes. « Les audits doivent aller au-delà des simples rapports et promesses. Lorsque des manquements graves compromettent les garanties à l'importation, des sanctions concrètes doivent être prises, quel que soit le partenaire commercial » insiste Birthe Steenberg, secrétaire générale de l’Avec.

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 « Les audits doivent aller au-delà des simples rapports et promesses »

Elle a déjà demandé la même chose pour la volaille chinoise, à la suite d’un audit qui a mis en œuvre de nombreux manquements, y compris en termes de bien-être animal. 

Lire aussi : Poulet : les exportations chinoises bondissent de 51 % début 2026 

L’Avec demande par ailleurs qu’aucun quota de poulet supplémentaire ne soit accordé à la Thaïlande, insistant sur la concurrence déloyale. 

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