Pour procurer davantage de débouchés aux producteurs, le mouvement de commerce équitable, Fairtrade, se met à approvisionner les industriels.
C'est un « modèle complémentaire au modèle de labellisation produit existant » que lance la fondation Max Havelaar, avec ses programmes d'approvisionnement Fairtrade. « Les producteurs qui travaillent à nos côtés nous disent qu'ils souhaitent plus de débouchés », explique le site maxhavelaarfrance.org. « Les producteurs de cacao et de sucre Fairtrade ne vendent qu'un tiers de leur production aux conditions du commerce équitable alors que 100 % de leur production est certifiée », révèle-t-il. Principe : ne plus contraindre les acheteurs à aller jusqu'à la certification du produit fini, qui les oblige à n'utiliser que des ingrédients équitables disponibles, à hauteur d'au moins 20 % du poids total. La première ressource concernée est le cacao, dont les ventes doivent augmenter de 14 % au moins cette année, grâce aux accords commerciaux concernant 6 000 t supplémentaires. Certains des signataires sont déjà des partenaires de la marque et s'engagent davantage sur la quantité : le confiseur Mars, le chocotalier Riegelein, les distributeurs Rewe, Coop et AEON (Japon). Rejoints par : le biscuitier Kambly et les distributeurs Lidl et Kaufland. En Suisse, la Fédération romande des consommateurs soulève un « risque de confusion ». La responsable agricole, Aline Clerc souligne que deux labels Max Havelaar aux logos « visuellement assez similaires » cohabiteront sur les emballages des produits en Suisse. « Sauf que l'un sera un peu plus équitable que l'autre ! »
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