Ces dernières semaines enregistrent un raffermissement progressif des cours des engrais, notamment des produits azotés.
L’activité de la première partie d’octobre, très calme, est affectée par un attentisme lié aux prix du blé meunier français au plus bas et du maïs à la peine. D’où un marché des engrais national amorphe, malgré des propositions attractives. Et ce, alors que les besoins de la nouvelle campagne 2025-2026 pour les épandages se font sentir. Pourtant moins forte que l’an dernier à la même époque, la nouvelle baisse de l’euro face au dollar, si elle améliore la compétitivité des ventes des céréales, pèse sur le poste des engrais importés, notamment la solution azotée et surtout l’urée, et alimente encore plus l’attentisme des agriculteurs.
Des livraisons sous tensions logistiques
Cette prudence exacerbée génère des retards de commandes risquant de provoquer des tensions logistiques au moment des livraisons en fin d’hiver. Les appels d’offre successifs de l’Inde soutiennent également le prix de l’urée, malgré une offre mondiale confortable grâce notamment au retour de la Chine, sur un marché international actif.
La taxe MACF suscite l'inquiétude des agriculteurs
Dans l’Union européenne, la confirmation de l’entrée en vigueur de la taxe MACF (Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières) au 1er janvier 2026 – estimée à quelques dizaines d’euros par tonne – commence à influencer – par anticipation – l’évolution du marché, suscitant de l’inquiétude chez les agriculteurs.
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Fin octobre, après une période de stabilité, le prix de l’ammonitrate repart à la hausse, sous l’impulsion d’un producteur européen, entraînant un raffermissement de la solution azotée. Ce contexte suscite le réveil du marché, une demande plus active, limitant l’inflexion baissière des produits phosphatés, DAP et TPS. Même tendance pour la potasse.