L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 6 et le 7 avril 2026, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Ce mardi, Donald Trump avait fixé un ultimatum à l’Iran à 20 heures (heure de Washington) pour lever le blocage du détroit d’Ormuz. Les États-Unis menaçaient de détruire des installations civiles essentielles, ponts et centrales énergétiques. Le pétrole Brent, référence du marché mondial, avait baissé de 5,55 % et s’était maintenu au-dessus des 100 $/baril (102,5 $/baril). Le prix du pétrole WTI avait reculé de 4,08 % et avait dépassé les 108 $/baril, un niveau supérieur au prix du Brent compte tenu de la demande. Les marchés craignaient un embrasement de la région après les menaces de Donald Trump. Contre toute attente, une heure avant l’expiration de l’ultimatum, l’Iran et les États-Unis se sont accordés sur un cessez-le-feu de quinze jours en échange d’une réouverture du détroit d’Ormuz. Dès cette annonce, le prix du baril de pétrole a chuté. Ce matin le prix du baril de Brent baisse de 9 % et celui du baril WTI chute de plus de 12 %, passant sous la barre des 95 $/baril. A noter que dans le sillage du pétrole, le prix du gaz de référence européenne, le prix néerlandais TTF, baissait de 5 % ce matin à 44 €/MWh. Mardi, l’euro se revalorisait de 0,5 % à 1,1598 $/€. Ce matin le dollar confortait sa baisse par rapport à l’euro, à 1,1689 $/€.
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Le prix du blé sur le marché CBOT a légèrement augmenté hier de 1 cts$/boisseau à 2 cts$/boisseau sur les échéances rapprochées alors que sur les échéances lointaines (fin 2027 et 2028) les prix progressaient de plus de 6 cts$/boisseau. Ainsi le prix du blé échéance mai 2026 progressait de 2,75 cts$/t à 598 cts$/t, effaçant la baisse de lundi. L’USDA a publié son premier rapport hebdomadaire Crop Progress ce mardi. Les conditions « bonnes à excellentes » du blé d’hiver états-unien s’affichaient au 5 avril sur 35 % des surfaces attendues, en dessous de attentes des analystes (à 42 %), contre 48 % l’année dernière. En Ukraine, les semis de céréales accusent un retard de 10,5 % par rapport à l’an dernier. En Australie, les difficultés d’approvisionnement en carburant et les prix élevés des engrais pourraient entraîner une chute de la production céréalière, selon des analystes. L’Australie dépend fortement du golfe persique pour son approvisionnement en urée. A noter que les positions longues des fonds spéculatifs sur le blé ont dépassé les positions courtes, selon le rapport hebdomadaire de la Commodity Futures Trading Commission des Etats-Unis de ce vendredi. Les fonds espèrent une hausse du prix du blé compte tenu des difficultés de circulation par le détroit d’Ormuz et du prix des engrais. Les négociations en cours entre les États-Unis et l’Iran pourraient changer la donne.
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De la même façon, le prix du maïs a perdu 4 à 5 cts$/boisseau sur les échéances rapprochées de 2026 et 2027. Le prix échéance mai 2026 se stabilisait ainsi à 449 cts$/boisseau contre 454 cts$/boisseau la veille. De même sur l’échéance mai 2027, il perdait 4,25 cts$/boisseau à 497,25 cts$/boisseau. Les semis débutent aux États-Unis avec des conditions en partie sèches sur le Midwest. Les semis de maïs en Ukraine n’ont pas encore commencé. Selon les prévisions du ministère ukrainien, la superficie totale semée de céréales de printemps et de légumineuses dépassera les 6 millions d’hectares, dont une proposition élevée de maïs.
Le marché Euronext a réouvert ce mardi après deux jours de fermeture pendant les fêtes de Pâques. Les opérateurs étaient attentistes ce mardi. Le prix du blé sur l’échéance mai 2026 restait stable à 202,5 €/t par rapport à la veille alors qu’il progressait de 0,25 €/t à 224,5 €/t. Le prix du maïs progressait sur l’échéance mai 2026 de 1 €/t à 209 €/t.
À la suite de l’annonce d’une trêve de quinze jours entre l’Iran et les Etats-Unis, les prix du blé et du maïs baissaient dans le sillage du prix du pétrole.
Exportations et importations européennes pour la semaine 39 terminée le 29 mars :
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