L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 31 mars et le 1er avril 2026, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Les prix du blé sur Euronext ont régressé sur l’ensemble des échéances ouvertes (entre -4,75 €/t et -1,50 €/t) entre le 31 mars et le 1er avril 2026, exception faite de l’échéance mars 2029 qui gagne 1,50 €/t. On enregistre -3,50 €/t sur l’échéance mai 2026 (la plus travaillée), -4,75 €/t sur l’échéance septembre 2026, -4,50 €/t sur l’échéance décembre 2026 et -4,25 €/t sur l’échéance mars 2027. Les cours européens suivent la tendance baissière du contrat blé sur le CBOT, qui répercute la baisse du prix du pétrole. Un mouvement accentué par le renforcement de l'euro face au dollar. Les opérateurs s’inquiètent du manque de compétitivité de l’origine France sur le marché mondial, alors qu’il reste de la marchandise à écouler avant l’arrivée de la nouvelle récolte.
Sur le marché physique français, les prix du blé tendre et de l’orge fourragère en rendu Rouen, leur place de référence, affichent respectivement -3,50 €/t et -3 €/t sur la période mars-juin, d’un jour sur l’autre. La cotation du blé dur n’a pas évolué en rendu Port-La-Nouvelle, sa place de référence, sur l’échéance juillet-décembre. Quant aux orges de brasserie, la variété d’hiver Faro a perdu 1,50 €/t et la variété de printemps Planet n’a pas évolué en FOB Creil, leur place de référence, sur la période avril-juin.
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Sur le CBOT, les cours du blé ont nettement reculé sur l’ensemble des échéances ouvertes (de -18,75 cts$/t à -9,50 cts$/t) entre le 31 mars et le 1er avril 2026, sous l'effet de prises de bénéfices de la part des fonds d’investissements et de ventes techniques. On enregistre -18,75 cts$/t sur l’échéance mai 2026 (la plus travaillée), -17,75 cts$/t sur l’échéance juillet 2026, -16,75 cts$/t sur l’échéance septembre 2026 et -16 cts$/t sur l’échéance décembre 2026. Les opérateurs sont rassurés par l’arrivée de la pluie dans les quinze prochains jours, ce qui va soulager les cultures états-uniennes. Ils surveillent également la levée des semis dans le reste de l'hémisphère nord, ainsi que les conditions météorologiques en vu des semis généralisés dans l'hémisphère sud. A noter que la publication des chiffres hebdomadaires nationaux de l'USDA sur les conditions de culture reprendra la semaine prochaine.
Les cours du maïs sur Euronext ont évolué de façon erratique sur l’ensemble des échéances ouvertes (de -3,75 €/t à +2,50 €/t) entre le 31 mars et le 1er avril 2026, à la baisse sur les cinq premiers termes et à la hausse sur les suivants. On enregistre -2,75 €/t sur l’échéance juin 2026 (la plus travaillée), -2,75 €/t sur l’échéance août 2026, -3 €/t sur l’échéance novembre 2026 et -3,75 €/t sur l’échéance mars 2027. Sur le marché physique français, le prix du maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, n’est pas coté sur la période mars-juin. En rendu La Pallice, il a gagné 4 €/t, d’un jour sur l’autre.
Sur le CBOT, les cours du maïs ont évolué de manière désordonnée sur l’ensemble des échéances ouvertes (de -3,50 cts$/t à +0,25 cts$/t) entre le 31 mars et le 1er avril 2026, à la baisse sur les huit premiers termes (sous l'effet du repli du baril de pétrole et de ventes de la part des fonds d’investissement) puis à la hausse sur les suivants. On enregistre -3,50 cts$/t sur l’échéance mai 2026 (la plus travaillée), -3,25 cts$/t sur l’échéance juillet 2026, -3 cts$/t sur l’échéance septembre 2026 et -3 cts$/t sur l’échéance décembre 2026. Désormais, l’échéance de décembre est la deuxième la plus traitée. Des interrogations subsistent quant aux estimations de superficie de l'USDA, en raison du faible taux de participation à l'enquête et de la période à laquelle celle-ci a été menée, rapporte Brownfield. Les opérateurs suivent également de près la récolte record attendue en Argentine et l'état de développement de la safrinha au Brésil.
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Côté macroéconomie, les cours du pétrole ont corrigé à la baisse sur le marché mondial entre le 31 mars et le 1er avril 2026. Ils affichent -2,81 $ le baril à Londres (Brent) sur l’échéance juin 2026, à 101,16 $ le baril, et -1,26 $ le baril à New York (Nymex WTI) sur l’échéance mai 2026, à 100,12 $ le baril. Le repli du prix du baril s’explique par l’optimisme des opérateurs quant à une fin prochaine de la guerre au Moyen-Orient. Donald Trump a de fait déclaré un retrait à court terme des soldats états-uniens de la zone. Cependant, le président états-unien est reparti à l’attaque dans son discours de cette nuit, menaçant l’Iran de frappes dans les trois prochaines semaines. L’euro s’est renforcé face au dollar, passant de 1,1567 $ le 31 mars 2026 à 1,1591 $ le 1er avril 2026 (+0,15 %), selon le site Forex, ce qui pénalise les exportations de marchandises européennes sur le marché mondial. L’euro affiche -2,40 % sur un mois et -1,86 % depuis le 1er janvier 2026.
Céré’Obs de FranceAgriMer : (semaine 12, du 17 au 23 mars 2026)
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