L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 18 et le 19 mai 2026, expliquée par La Dépêche Le Petit meunier.
L’incertitude règne quant à l’évolution du conflit entre l’Iran et les Etats-Unis. Donald Trump affirme être en négociation avec l’Iran tout en appelant son armée à se préparer à un conflit dur. Dans ce contexte, le prix du pétrole a de nouveau augmenté et se maintenait au-dessus des 100 $/baril. Le prix du Brent a progressé de 1,17 % par rapport à la veille pour s’établir à 110,97 $ baril tandis que le prix du WTI s’affichait à 104,03 $/baril en baisse de 4,24 %. Le dollar s’est légèrement raffermi face à la monnaie européenne. Un euro s’échangeait contre 1,1609 $ ce mardi, contre 1,166 $ la veille.
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Sur le CBOT, le prix du blé consolidait son augmentation de la veille. Il progressait de 2 cts$/boisseau à 4 cts$/boisseau selon les échéances. Sur mai 2026, il grimpait de 2,75 cts$/boisseau à 667,25 cts$/boisseau alors qu’il augmentait de 2,50 cts$/boisseau sur mai 2027 pour s’établir à 719,75 cts$/boisseau. Aux Etats-Unis les conditions de culture se sont dégradées comme expliqué hier suite à la parution du rapport « Crop Progress ». En Ukraine, les pluies importantes ont touché le centre et l’ouest du pays, ainsi que le sud-ouest de la Russie. Seul l’est de l’Ukraine reste relativement sec mais les conditions de culture y restent favorables. Des pluies soutenues devraient se poursuivre dans la semaine à venir et les sols destinés aux cultures de printemps devraient présenter une humidité satisfaisante.
Le prix du maïs sur le CBOT a légèrement diminué sur la plupart des échéances malgré l’augmentation du prix du pétrole. Le prix a baissé de 1,75 cts$/boisseau sur mai 2026 pour se fixer à 475,25 cts$/boisseau tandis qu’il baissait de seulement 0,25 cts$/boisseau sur décembre 2026 à 497,75 cts$/boisseau et restait inchangé sur mai 2027 à 528,5 cts$/boisseau. Des précipitations sur le sud du Brésil, sur la ceinture du maïs aux Etats-Unis et sur l’Ukraine devraient modérer l’augmentation des prix sur les prochains jours. Le climat ukrainien reste donc favorable aux cultures avec une augmentation du potentiel de rendement qui oblige les agriculteurs à la vente de leur ancienne récolte. La demande sur les ports ukrainiens est importante mais, les besoins de la Turquie étant globalement satisfaits, les prix du maïs à l’export baissent.
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Sur Euronext, les prix du blé et du maïs poursuivaient leur augmentation. La baisse de l’euro face au dollar participe à cette augmentation des prix. Le prix du blé progressait de 0,25 €/t à 2 €/t selon les échéances, les augmentations les plus importantes étant enregistrées sur les échéances courtes. Ainsi le prix du blé a augmenté ce mardi de 1,75 €/t sur mai 2026 à 215 €/ tandis qu’il n’augmentait sue de 1,50 €/t sur mai 2027 pour s’établir à 231,75 €/t. Les pluies ont profité au nord de la France en particulier. Sur les pays de l’Est, à l’image de la Roumanie, de la Pologne et du sud-est de l’Allemagne, les conditions de culture du blé d’hiver pourraient s’être dégradées. Cette semaine, des températures élevées vont toucher l’Europe et pourraient assécher les sols. Le prix du maïs sur Euronext a également a augmenté de 1 €/t à 2 €/t selon les échéances, à l’exception de mai 2026 où la progression est de 7 €/t. Sur mai 2026 le prix du maïs s’est donc établi ce mardi à 217,50 €/t contre 210,50 €/t la veille alors qu’il progressait de 0,25 €/t sur novembre 2026 à 213 €/t.
Selon les dernières données du ministère de la Politique agraire en Ukraine, au 18 mai, 184 700 ha de blé ont déjà été semés soit 99 % des prévisions d'emblavement, 709 000 ha d’orge (94 % des intentions) et 3,541 Mha de maïs (80 % des prévisions). Les estimations de rendement ont été réduites sur presque toutes les cultures céréalières en Europe par les experts de surveillance des culture Mars à la Commission européenne ce lundi. En raison d’un temps sec dans de nombreuses régions de production, celles du blé sont passées de 6,05 t/ha à 6,01 t/ha (5% de moins que l’année dernière), celles de l’orge de 5,15 t/ha à 5,06 t/ha tandis que celles de maïs ont été réduites à 7,30 t/ha contre 7,33 t/ha, mais en augmentation de 2% par rapport à l’année dernière.
Notons que, selon les propos de Barlomiej Babuska rapporté par APKInform, représentant de la Pologne au conseil consultatif des entreprises sur une plateforme ukrainienne, la Pologne et l’Ukraine devraient créer un corridor d’exportation de céréales de l’Europe vers le Moyen-Orient. Sur le moyen terme, les flux d’exportations de céréales européennes pourraient donc être revus.
Ce lundi, la première estimation « officielle » de la récolte de blé dur 2026-2027 en Italie a été communiquée par le CREA lors des "Durum Days" à Foggia. Elle s'établit à 3,85 Mt, soit une hausse de 5 % par rapport aux 3,65 Mt de la campagne dernière (selon les données de l'Istat), et ce, grâce à des conditions météorologiques favorables et à des rendements moyens plus élevés.
Exportations et importations européennes pour la semaine 46 terminée le 17 mai :
en tonnes
Cumulé 2025/26
S46 2025/26
Cumulé 2024/25
S46 2024/25
Blé tendre (export)
20 628 898
120 292
19 121 119
304 888
Orge (export)
8 207 260
4 341
4 555 127
3 288
Maïs (export)
1 670 155
70 572
2 138 328
89 256
Maïs (import)
15 976 133
334 404
17 865 108
201 137
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