L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 16 et le 17 octobre 2025, expliquée par La Dépêche-Le Petit Meunier.
Les cours du blé ont gagné 1,5 €/t sur l’échéance décembre d’Euronext entre le 16 et le 17 octobre. Les gains étaient plus limités sur les autres échéances (+0,75 €/t sur mars, +0,50 €/t sur mai). La hausse des prix a compensé la perte de la veille. Les cotations du maïs sur le marché à terme européen sont restées quasi stables sur les échéances de la récolte 2025. En blé, c’est la relativement bonne compétitivité à l’exportation qui a tiré les prix vers le haut. L’achat égyptien de blé français y est pour beaucoup. Les chargements se succèdent dans les ports français à destination de l’Égypte, du Maroc et de la Tunisie en blé, mais l’orge n’est pas en reste. Sur le marché physique français, les prix du blé et de l’orge fourragère ont suivi la hausse du marché à terme. Pour l’instant, les primes restent stables. Les cotations du maïs n’ont pas évolué.
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L’Ukraine reste à la peine pour les exportations de blé, qui accusent un retard par rapport à celles de l’an passé. La compagnie ferroviaire nationale Ukrzaliznytsia rapporte cependant la hausse des déchargements de wagons de grains sur la zone des ports du grand Odessa. En revanche, ceux-ci reculent sur les ports du Danube, en lien avec les difficultés logistiques à la frontière Ouest. L’avancement de la récolte de maïs est en retard par rapport à l’an passé, avec seulement 21 % de la surface moissonnée selon le ministère de l’Agriculture ukrainien, contre 59 % l’an dernier à date. Les rendements moyens sont cependant proches de ceux de l’an passé.
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Aux États-Unis, le maïs tirait vers le haut les prix du blé à Chicago et à Kansas City. Les marchés sont toujours suspendus aux évolutions des relations diplomatiques entre les États-Unis et la Chine. La graine jaune est en outre plutôt compétitive par rapport à ses concurrentes d’autres origines. Les conditions climatiques en Argentine retiennent l’attention. Un épisode de gel a en effet touché les zones de culture du blé. La Bourse de Buenos Aires a pour l’instant maintenu sa prévision de récolte à 22 Mt, mais indique tout de même que ce chiffre pourrait être révisé en baisse. Argus Media, eux, tablent sur 23 Mt. Du côté de l’Australie, des pluies sont venues soulager les cultures dans le sud du pays. L’interprofession des grains d’Australie de l’Ouest (Giwa) a même relevé de 1 Mt sa prévision de récolte de blé. On signale tout de même quelques dégâts de grêle dans l’État du New South Wales.
Fondamentaux :
Ukraine, maïs, récolte : 4,913 Mt (13,2 Mt en 2024 à date) collectées sur 895 200 ha (2,4 Mha en 2024) avec un rendement moyen de 5,49 t/ha contre 5,5 t/ha en 2024 (source : ministère de l’Agriculture)
Argentine, blé, production : entre 22 Mt (source : Bourse de Buenos Aires) et 23 Mt (source : Argus Media)
Australie de l’Ouest, grains, production : évaluée à 25,5 Mt, dont la moitié de blé (source : Giwa)
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