L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 15 et le 16 janvier 2025, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les prix du blé européen ont cédé au mouvement général de baisse sur les marchés mondiaux des céréales. En outre, les piètres volumes exportés par l’Union européenne depuis le début de la campagne pèsent sur les cotations d'Euronext. De même, des conditions de culture globalement bonnes en Europe apportent une pression supplémentaire. L’échéance mars du contrat blé meunier d’Euronext clôturait ainsi au plus bas depuis début décembre, le 16 janvier. Sur les marchés physiques français, les prix du blé tendre et de l’orge fourragère ont suivi à la baisse.
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Le blé états-unien n’était pas en reste, avec des baisses sur les trois principales places de marché. Le maintien par le Conseil international des céréales (CIC) de son chiffre de production de blé dans le monde et sa petite révision en hausse des stocks mondiaux jouaient également. Les marchés états-uniens ont cédé du terrain entre le 15 et le 16 janvier, alors que l’investiture de Donald Trump aura lieu lundi prochain et que les opérateurs s’interrogent sur les conséquences de son arrivée à la Maison Blanche. Après plusieurs journées aux achats, les fonds sont repassés à une position globalement vendeuse sur les céréales. Des prises de profit intervenaient également.
Les cours du maïs cédaient ainsi également du terrain sur le CBOT à Chicago. Et ce, d’autant que les différents modèles météorologiques convergent maintenant pour annoncer des pluies imminentes sur l’Argentine. D’ici au printemps, le phénomène climatique La Niña, qui apporte du temps sec sur l’Amérique du Sud, devrait régresser. La récolte de la première culture de maïs a débuté dans l’État du Parana au Brésil, et les semis de la safrinha (seconde culture) ont également commencé. En maïs, la révision en baisse des stocks mondiaux par le CIC dans le sillage de l’USDA a cependant apporté un peu de soutien. En maïs comme en blé, des ventes à l’exportation états-uniennes au-dessus des attentes du marché tempéraient aussi la baisse des cours, de même qu’une vente exceptionnelle de maïs vers Taïwan. Le maïs européen a suivi son homologue états-unien à la baisse sur Euronext, pesant sur les prix sur le marché physique français.
Signalons enfin que l’Ukraine et le Royaume-Uni ont signé hier un traité de coopération. Le Royaume-Uni devrait mettre à disposition de l’Ukraine un outil permettant de tracer le grain ukrainien récupéré par la Russie dans les territoires occupés de l’est du pays et en Crimée.
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Fondamentaux :
Monde, blé, production : 796 Mt, stable par rapport à l’estimation de novembre (CIC)
Monde, blé, stocks fin de campagne : 265 Mt contre 263 Mt en novembre dernier et 274 Mt en 2023-2024 (CIC)
Monde, maïs, stocks fin de campagne : 272 Mt contre 275 Mt en novembre dernier et 292 Mt en 2023-2024 (CIC)
Commerce international :
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