Les exportations de vins et spiritueux toujours dynamiques

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Philippe Castéja (Borie Manoux), Antoine Leccia (président de la FEVS) et Patrice Pinet (Courvoisier) se sont félicités du dynamisme des exportations de vins et spiritueux en valeur lors de la présentation du bilan 2018 de la FEVS le 13 février. Crédits : © FEVS

Les ventes à l’export ont atteint 13,2 milliards d’euros en 2018, soit une hausse de 2,4 %. Mais la hausse en valeur se conjugue avec une baisse en volume de 2,7 %, attribuable à la faible récolte 2017, selon la FEVS. La baisse en volume est plus marquée pour les vins AOP tranquilles qui perdent 9,8 %. Philippe Castéja, PDG de Borie Manoux, note que pour les vins de Bordeaux, "les prix ont grimpé de 15 à 20 % suite à la petite récolte de 2017. Cette hausse a rendu les choses compliquées pour les entrées de gamme". Les VSIG français sans cépage sont aussi en forte baisse (-11,3 %). Le cognac continue de tirer les exportations de spiritueux, en volume (+3,4 %) comme en valeur (+1,7 %) tandis que le rhum (+14,4 %) et des autres eaux-de-vie de vin (+17,8 %) sont dynamiques en valeur. Les États-Unis sont toujours notre meilleur client en valeur, pour le cognac comme pour les vins, avec un chiffre d’affaires en progression de 4,6 % pour atteindre un niveau record à 3,2 milliards d’euros. Mais ce marché va-t-il encore progresser ? Une étude publiée en début d’année par Wine Intelligence évoquait une fréquence de consommation de vins en recul aux États-Unis, notamment chez les millenials.

L'Asie est un moteur de croissance

De son côté, la Chine a diminué ses importations de vins et spiritueux de 6 % au global, selon la FEVS. Tous les pays sont concernés sauf le Chili qui progresse grâce à un accord de libre-échange. Nos exportations en Chine sont en baisse de 14,4 % en valeur, mais « elles ne baissent que de 1,5 % si on intègre Hong-Kong et Singapour qui sont des hubs d’expédition pour la Chine », souligne la FEVS. La fédération reste optimiste en constatant « la bonne image des produits français » et un potentiel de consommateurs encore à conquérir. Antoine Leccia, son président y voit « un moteur de croissance pour la filière ». Et de citer l’accord de libre-échange conclu avec le Japon qui entre en vigueur cette année et le futur accord de libre-échange avec le Vietnam, en attente de validation par le Parlement européen.

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L’impact de la hausse des prix se fait sentir dans l’Union européenne, notamment vers l’Allemagne et le Royaume-Uni. La croissance du chiffre d’affaires UE est de 2 % tandis que les volumes reculent de 4 %.

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