En France, 1 826 247 gros bovins ont été abattus sur les sept premiers mois de 2022, c’est 4,4 % de moins que l’an dernier, soit un peu plus de 85 000 animaux d’écart, selon les données d’Agreste. Cette baisse s’explique avant tout par la chute des abattages de mâles : -7,2 %, du fait de la baisse des sorties de jeunes bovins. Les abattages de femelles reculent de 4,4 % ce qui cache une nette disparité puisque si les sorties de femelles allaitantes ne se replient que de 1 ,4 % et celles de génisses de 1,3 %, les réformes de laitières chutent de 6,2 %. En cause, la baisse du cheptel laitier et la flambée des prix des ingrédients laitiers qui commence à se traduire dans les prix du lait. Dans le même temps, 647 707 veaux de boucherie ont été abattus, c’est 5 ,8 % de moins que l’an dernier.
Au total, depuis janvier, la France a produit 41 141 tonnes équivalent carcasse de viande bovine de moins qu’en 2021, soit une baisse de 4,9 %.
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En juillet, la baisse des abattages est moins nette pour les femelles
A noter qu’en juillet, le recul des abattages par rapport à l’an dernier était un peu moins prononcé que sur l’ensemble des sept mois en vaches laitière (-2,1 %) et ils renouaient avec leur niveau de l’an dernier en génisses. En jeunes bovins, ils chutaient en revanche de 9,3 % en têtes.