La réforme se résume, pour les ovins, à un recouplage à 50 % des aides, autrement dit l´ensemble des brebis présentes sur l´exploitation touchera à l´avenir la moitié de la Prime à la brebis et à la chèvre (PBC) et de la Prime supplémentaire (PS). Les 50 % restant seront versés sous forme de paiement unique calculé à partir d´une référence historique. Les différentes simulations qui ont pu être réalisées en Limousin ou ailleurs, montrent tout l´intérêt de développer le troupeau existant. Pour ceux qui seraient tentés de remplacer les moutons par une spéculation végétale, cela suppose de réorienter les bâtiments et de mettre en place des cultures rémunératrices. Or, à l´hectare, la concurrence de la marge brute ovine peut être forte avec des cultures recouplées uniquement à hauteur de 25 %.
Avec la conjoncture que l´on connaît actuellement en production ovine, le positionnement des ovins est favorable par rapport aux bovins, mais à condition que le différentiel de prix résiste. Par ailleurs la production ovine dispose de droits à produire, alors qu´en production bovine ils sont quasiment inexistants. La réforme de la PAC apportera sans doute des rééquilibrages au sein des exploitations mixtes dans laquelle le mouton a une bonne carte à jouer.
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