Au sein du Gaec de l’Etrat, Marie-Christine Le Cubière, son fils Romain et Armand, salarié, ont pris le temps de réfléchir ensemble pour que chacun trouve sa place au sein de cette exploitation familiale.
Les horaires sont adaptés au rythme de chacun
Des points de vue du temps de travail journalier et de la présence sur l’exploitation, « j’ai dû m’adapter », explique Marie-Christine en guise d’introduction. Pour Romain la conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée est essentielle. À 19 h 30, son travail sur l’exploitation est fini.
Pour Armand, en tant que salarié, le respect des horaires est encore plus strict. Ces exigences ont nécessité de revoir l’organisation des journées, les astreintes du week-end, les congés et les récupérations afin que chacun trouve sa place.
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Pour communiquer, le trio a opté pour l’application numérique WhatsApp. De manière instantanée sur la journée, ils communiquent et s’informent des avancées des différents chantiers, de l’entraide, des achats à faire… L’organisation est beaucoup plus fluide et la communication améliorée.
Mais les relations directes sont aussi essentielles. Le lundi matin est consacré à l’organisation et la planification de la semaine. Les absences sont notifiées, les résultats de l’élevage ou des cultures sont analysés. Les décisions sont prises et notées sur un classeur, ce qui permet à chacun d’avoir un repère.
Savoir se remettre en cause
« Accepter les remarques, ce n’est pas simple », avoue Marie-Christine. « J’ai dû m’adapter. Chacun d’entre nous a dû mettre du sien pour l’intérêt collectif. » L’apprentissage est lent et exigeant, la remise en cause demande de l’énergie et surtout de l’humilité. Seniors ou juniors, pas de secret, la clef de réussite des liens intergénérationnels est l’écoute et le dialogue.