Le rapport de la Cour des comptes publié le 26 mai continue de faire réagir. Ce « réquisitoire » sur la MSA, comme l’écrit l’Auvergne agricole, critique notamment l’organisation régionale de la caisse d’assurance agricole. Qu’en pense-t-on sur le terrain ? Le journal agricole auvergnat a interrogé Philippe Panel, président de la MSA Auvergne.
Un regard « comptable » à l'opposé de la vision de la MSA
Pour le représentant de la MSA, le jugement de la Cour des comptes est « sévère », en raison d’un « regard principalement comptable ». Le président de la caisse Auvergne reproche à la Cour des comptes une « représentation de la protection sociale fondée sur la rationalité économique », vision qui s’avère « diamétralement opposée à celle de la MSA ». Il défend au contraire le « système incomparable, symbolisé par le principe de guichet unique » de la MSA. Selon lui, la Cour des comptes « oublie » que la MSA gère « l’ensemble de la protection dans le milieu rural, avec des charges différentes liées aux contraintes territoriales ». C’est ce qui explique la « singularité » de la MSA dans le domaine de la protection sociale, à la fois dans sa « gestion », son « fonctionnement » et sa « gouvernance », argumente Philippe Panel dans l’Auvergne agricole.