Cotations Le marché de l’ovoproduit en situation critique

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Marché et prix de l’œuf français au 6 octobre 2022

Industrie : Les industriels de l’ovoproduit souffraient fortement ces derniers jours. Ils sont pris en étau entre le manque d’œuf et la difficulté à revaloriser. Les disponibilités françaises sur le marché spot sont extrêmement réduites. Les échanges rapportés pour la cotation sont très limités, sur des bases de prix en hausse, qui dépassent une seconde fois le précédent record historique de mars 2012. Les usines tournent néanmoins grâce à l’ouverture des cahiers des charges à l’origine UE mais ces œufs sont achetés à des prix supérieurs aux produits français.

Dans le même temps, la revalorisation de l’ovoproduit est difficile. Une partie des utilisateurs fait face à des négociations extrêmement tendues avec la grande distribution qui refuse de répercuter les hausses sur le consommateur. Les entreprises fortement utilisatrices d’ovoproduits, comme certaines biscuiteries, sont donc fragilisées. Pour tous, il s’agit d’être agile, car les ruptures se multiplient. Certains utilisateurs pourraient rapidement être conduits à limiter leur production.

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Prix en hausse en œuf tout-venant, prudence en calibré

Calibré : Sur le marché de l’œuf tout-venant, aucun changement. Les centres sont aux achats et l’offre insuffisante, on commence à rapporter des ruptures en rayon, notamment sur certains premiers prix et les prix continuent de monter. En revanche, l’ambiance est un peu divergente en calibré. Les tarifs continuent de monter en M et L mais dans une moindre mesure que les semaines précédentes puisqu’il apparait désormais clair que ce n’est plus une question de prix mais de manque d’offre. En P et XL, stabilisation des tarifs dans une ambiance très prudente.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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