D’après Nicola Sivilotti, responsable communication et marketing du consortium chargé de protéger le nom et la marque italienne Prosciutto di San Daniele, « la France est depuis plusieurs années le deuxième débouché du jambon San Daniele, derrière l’Allemagne ». Au moment de la pandémie de coronavirus, les exportations se sont maintenues vers la France et les pays communautaires. « Toutefois, elles se sont contractées vers les marchés extérieurs, comme les États-Unis », indique Nicola Sivilotti. En France, « 80 % de ce jambon AOP est vendu au détail, notamment dans les boucheries et les supermarchés. La restauration hors domicile ne représente qu’une faible part des ventes (20 %) », détaille-t-il.
Le consortium poursuit sa campagne en France. Pour cela, il mise sur ses différents atouts. Tout d’abord, les jambons proviennent exclusivement de porcs élevés dans les dix régions du nord et du centre de l’Italie. Ces pièces fraîches arrivent dans les abattoirs dans un délai maximum de 48 heures. D’autre part, elles sont salées avec du sel marin un nombre de jours correspondant à leur poids en kilogrammes. À l’issue du processus de transformation, le Prosciutto di San Daniele prend la forme d’une guitare. En moyenne, 2 630 000 pièces sont produites chaque année et 17 % sont exportés vers la France, les États-Unis, l’Allemagne, l’Australie, la Belgique, l’Autriche et le Royaume-Uni.
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