Le débat sur les menus végétariens dans les cantines, qui avait secoué la majorité il y a quelques semaines, a fait son retour de façon plus apaisée hier à l'Assemblée, lors de l'examen en commission du projet de loi climat. Après deux heures d'échanges, les députés ont validé l'article 59 proposant aux collectivités volontaires l'expérimentation de menus végétariens quotidiens, au choix, dans les cantines. La corapporteure LREM Célia de Lavergne s’est opposée aux amendements qui souhaitaient rendre cette expérimentation obligatoire.
Le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, qui est intervenu en visio, en attendant le résultat d'un test PCR, a réitéré ses deux leitmotiv sur le sujet : la « liberté de choix » et la « montée en qualité » dans les cantines.
Dans la foulée, les députés ont adopté un amendement du LR Julien Aubert pour exclure le recours à la viande synthétique dans les cantines. Un amendement qui instaure aussi « la nécessité d’une diversité alimentaire ». « Il ne doit pas être permis d’imposer un menu végétarien », est-il ainsi inscrit dans l’exposé des motifs. « Mais c’est n’importe quoi cet amendement interdisant les menus végétariens pour tous contrairement aux recommandations nutritionnelles », a réagi sur twitter Gilles Pérole, maire adjoint de la mairie de Mouans-Sartoux et président d’Un plus Bio.
A noter enfin que les députés ont adopté l’introduction des produits issus du commerce équitable à la liste des produits éligibles en restauration collective considérés comme durable et de qualité.