Le concours de reproducteurs Charolais retrouve le ring montluçonnais

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Sur le ring 1, dernier coup de brosse avant la présentation aux juges. Crédits : © AC
Sous le soleil, tour de piste sur le ring extérieur. Crédits : © AC
Grand vainqueur du Concours 2026 de reproducteurs Charolais de Montluçon, Volcan, du GAEC Micaud à Ygrande, a raflé le Grand Prix d’Honneur Mâles et le Prix d’Honneur Mâles Junior. Crédits : © AC
Léa Laboisse, du GAEC Camille et Léa Laboisse à Villefranche d'Allier, a présenté 12 animaux, dont Beignet dans la catégorie, récompensé Grands Raceurs, Veaux Mâles de l'Année, Section 11. Crédits : © AC
Primo participant au concours de Montuçon, Quentin Mathiaud, éleveur à Cérilly, aux côtés de sa sœur Sonia, a présenté cinq Grands Raceurs et a déjà remporté quatre 2e prix et un 3e prix. Crédits : © AC
Les reproducteurs Charolais de retour à Athanor Crédits : © AC

Après une année blanche en raison de la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC), le concours de reproducteurs Charolais a fait son retour le 28 octobre à l’Athanor de Montluçon. Une édition marquée par la qualité des animaux présentés, malgré une année climatique difficile.

Charolais en fête

La reprise était attendue. 

Après l’annulation de l’édition 2025 en raison de la DNC, éleveurs et animaux ont retrouvé le chemin du ring montluçonnais. 

Pour cette édition 2026, 36 éleveurs, principalement de l’Allier, mais aussi du Puy-de-Dôme et de la Creuse, ont répondu présents.

« On est très heureux de se retrouver, de partager et de concourir avec les animaux, mais aussi de les commercialiser », se réjouit Romain Grobaud, président du comité des concours agricoles de Montluçon. Malgré les difficultés climatiques, la qualité des animaux était au rendez-vous. « Les éleveurs ont vraiment travaillé sur une année difficile pour ramener des animaux de haute qualité. »

 

 

Des animaux remarquables malgré une année compliquée

Juge de la catégorie des veaux de l’année, Yves Rollet, éleveur en Saône-et-Loire a commenté : « C’était une section avec des veaux exceptionnels. Ce n’est pas facile à juger, mais nous avons nos repères d’éleveurs. Les qualités de race sont très importantes dans notre métier ». 

Les résultats prennent d’autant plus de valeur au regard de la saison passée. 

« Il y a encore plus de mérite que les autres années. Ce n’est pas facile de soigner et de préparer les animaux dans ces conditions. La sécheresse a notamment pesé : les vaches ont peu mangé d’herbe », souligne le juge.

 

 

Une première participation prometteuse

Installé depuis le 1er décembre à Cérilly, Quentin Mathiaud participait pour la première fois au concours en tant qu’éleveur exposant. 

Il a repris l’exploitation de Gilles Gozard, déjà bien connue sur les rings montluçonnais, et poursuit le travail de sélection génétique engagé par son prédécesseur. 

Sur les cinq veaux présentés en grand raceur, il décroche quatre deuxièmes prix et un troisième prix.

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« Je viens depuis des années pour aider les autres, mais c’est la première fois que je concoure. C’est stressant au début, mais ça fait plaisir quand on a fini. » 

Derrière les résultats, la préparation des animaux est minutieuse : « On les a lavés quatre ou cinq fois, on les a dressés. 

Matin et soir, on leur donne à manger. Ils sont aux petits soins tous les jours ».

Avec une cinquantaine de vaches aujourd’hui, le jeune installé entend poursuivre cette dynamique de sélection.

 

 

Un nouveau site dès 2027

Cette édition était la dernière à l’Athanor.

Dès 2027, les deux rendez-vous annuels, le concours des animaux de boucherie au printemps et celui des reproducteurs, retrouveront le parc des expositions de Montluçon. 

Une convention a été signée avec la Ville et Montluçon Communauté et la Monev pour en assurer la tenue.

Présent dans les allées, Jean Mallot, ancien vice-président de la région Auvergne chargé de l’agriculture, a souligné la transmission entre les générations. 

« Les éleveurs qui étaient jeunes au début sont devenus parents et grands-parents. Maintenant, ils viennent aider les jeunes à présenter les animaux. »

Une transmission qui s’accompagne d’évolutions : « Il y a beaucoup plus de femmes éleveurs. Aujourd’hui, ce sont aussi elles qui présentent les animaux et qui les élèvent ».

 

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