Depuis le 1er novembre 2026, la circulation des bovins sur tout le territoire national est libre vis-à-vis de la MHE. En revanche pour l’export, des conditions aux mouvements sont maintenues : soit au moins 60 jours de séjour en zone indemne de MHE, soit un test PCR négatif ou une vaccination.
Aucun foyer de maladie hémorragique épizootique (MHE) n'a été détecté en France depuis le 1er juin 2026, et seulement 5 l’avaient été entre le 1er juin 2025 et le 1er juin 2026. Il y en avait eu 3906 recensés entre le 1er juin 2024 et le 1er juin 2025.
Avec cette évolution épizootique favorable, la France autorise depuis le 1er novembre 2026 les mouvements des bovins au sein du territoire national sans condition spécifique liée à la MHE. Il n’y a donc plus besoin de présenter soit un test PCR négatif avec désinsectisation soit une vaccination de plus de 21 jours pour sortir un bovin de la zone réglementée MHE vers la zone indemne en France.
La réglementation européenne permet de lever depuis le 1er octobre 2026 la zone réglementée MHE au fur-et-à mesure que la période de surveillance de chaque foyer atteint deux ans. Ceci sous réserve de l’absence de déclaration d’un nouveau foyer en France. La MHE est classée en catégories D et E dans le cadre de la loi de santé animale.
Le ministère de l’Agriculture a ainsi publié les cartes des évolutions de la zone réglementée MHE au 1er octobre, au 1er novembre et au 1er décembre 2026, et mettra ensuite régulièrement à jour ce document.
Mais pour l’export des bovins, la situation est rendue cafouilleuse pour plusieurs mois par une modification concomitante du règlement européen n°2020/688. Ce texte prévoyait jusque-là que les animaux devaient être détenus au minimum 30 jours en zone indemne dans leur établissement d'origine pour pouvoir partir hors de France, et depuis le 1er novembre 2026, ce délai est porté à 60 jours.
« Nous l’avons appris le 30 septembre, soit un mois avant l’entrée en vigueur et en période de forte activité d’export de broutards. Cela complique beaucoup le travail des opérateurs et participe à rendre le climat pesant sur le commerce » explique Sophie Villanova, directrice de la FMBV (fédération des marchés de bétail vif).
C’est l’export vers l’Italie qui est directement concerné à partir des communes qui basculent ces mois-ci en zone indemne notamment dans l’Allier, l’Ardèche, le Cher, les Côtes-d’Armor, la Drôme, le Finistère, la Loire et la Manche. (Il n’y a pas de conditions liées à la MHE pour l’export vers l’Espagne).
Cependant, le ministère indique que les mouvements des bovins détenus depuis moins de 60 jours en zone indemne MHE pourront continuer à être mis en œuvre en respectant les conditions qui étaient en vigueur auparavant avec l’état membre de destination.
« Dans tous les cas, les éleveurs doivent se rapprocher de leur vétérinaire sanitaire ou de la direction départementale en charge de la protection des populations de leur département d'implantation pour connaître les exigences détaillées » indique le ministère de l’Agriculture.
Pour toutes les communes qui restent en zone réglementée pour l’instant, les conditions des mouvements des bovins pour une destination hors de France restent inchangées.