LDC affiche sa détermination à assurer sa croissance externe

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En présentant une progression de plus de 25 % de son résultat net mercredi, le premier volailler français a rappelé ses « critères d'acquisition ».

Plus le contexte est périlleux, plus il faut positiver. LDC veut tirer parti de la hausse des matières premières, du fléchissement général de la consommation et de « négociations plus tendues avec la distribution ». Ces trois facteurs dessinent « un environnement qui doit profiter aux leaders du marché », affirme le volailler coté en bourse, en se plaçant largement en tête devant le nouveau tandem Gastronome/Unicopa, Doux (hors Brésil) et Arrivé.

Mercredi, les dirigeants ont présenté un chiffre d’affaires en hausse sur l’exercice 2007-2008 (clos fin février) en hausse de 12,6 % à 1,83 milliard d’euros et un résultat net de 53,5 millions d’euros, en progression de plus de 25 % par rapport à 2006-2007.

Le p-dg Denis Lambert a souligné que toutes les hausses de tarifs n’avaient pas encore été passées auprès des distributeurs, en particulier pour les produits élaborés et traiteur. Sans ce retard, le résultat opérationnel du département volaille aurait dû s’établir aux environs de 66 millions d’euros, contre 60,6 M Eur réalisés. Il s’est néanmoins accru de 5 M Eur.

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Denis Lambert a admis que le premier semestre de l’exercice qui s’engage sera « difficile ».

Le dirigeant a réaffirmé la détermination de LDC à « participer à la consolidation du marché ». Parmi ses « critères d’acquisitions » dominants, le groupe affiche, sur le marché français de la volaille, la promesse de parts de marché et un positionnement en produits élaborés, dans le domaine du traiteur, des marques, et à l’international, tous ces critères ainsi qu’une « complémentarité géographique ».

Redressement et incendie en Pologne

L’an dernier, une velléité d’implanter des activités avicoles en Allemagne ou en Belgique avait été évoquée. La situation financière est un critère commun à ces trois marchés, a fait remarquer le dirigeant, en précisant que le résultat opérationnel, c’est-à-dire la capacité à dégager du résultat, importait plus que l’endettement, pour autant que ce dernier soit gérable. Il a cité en exemple de réussite l’intégration de Provialys dont le résultat opérationnel atteint 6,7 M Eur. La plupart des dossiers étudiés ne répondent pas aux critères, a glissé le dirigeant, sans préciser lesquels y correspondent. Au cours de l’exercice écoulé, LDC a vu ses deux « relais de croissance » que sont le traiteur et l’international (hors export), atteindre 20 % du chiffre d’affaires global. Les ventes produits exotiques et de la marque Traditions d’Asie ont progressé de 21,7 %, celles de plats cuisinés de 10,6 %, celles de Tartes salées et de pizzas de 5,7 %. Face au durcissement des négociations en GMS, le groupe mise sur le développement en RHD. Le développement à l’étranger est sorti du rouge avec un résultat opérationnel égalant celui du pôle traiteur (6,6 M Eur) ; un redressement porté par la Pologne grâce à la progression des produits de découpe et élaborés. La destruction de la principale usine polonaise en janvier dernier à Torun, ne remettrait pas en cause l’équilibre acquis.

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