« La transmission, c’est l’affaire de tous »

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Le renouvellement des générations en agriculture passe d’abord par la transmission dont la réussite est entre les mains de différents acteurs selon Terre de Liens, mouvement de préservation du foncier agricole. Crédits : © Jérôme Chabanne

Que l’on soit citoyen, agriculteur, élu, coopérateur, expert ou propriétaire, « la transmission d’une exploitation est l’affaire de tous »,  d’après l’association Terre de Liens. En partenariat avec la FRAB* Auvergne Rhône Alpes, Inpact** et les réseaux Amap et Civam, Terre de liens s’interroge sur le rôle que chacun peut jouer dans les transmissions agricoles. Comment se mobiliser pour agir ensemble et en complémentarité ? Une question qui a fait l’objet d’échanges et de témoignages à l’occasion du dernier sommet de l’élevage.
Le constat est limpide aujourd’hui : 50 % des agriculteurs ont plus de 50 ans et près de 60 % d’entre eux sont sans repreneurs identifiés. L’enjeu est donc de taille sur le renouvellement des générations et de fait, sur la transmission. D’autant qu’une étude conduite par le Civam 35 (Ille-et-Vilaine) montre qu’une partie des futurs retraités pense leur ferme « non transmissible « et n’entament donc aucune démarche de transmission. Cette perception négative sur la transmissibilité de l’exploitation se construit au fur et à mesure de la carrière du cédant. Elle est également influencée par son environnement direct : la famille qui a ses propres représentations de la transmissibilité, les voisins, les agriculteurs du territoire, les propriétaires, les professionnels du para-agricole, les banques, les centres de gestion… « puis tout un tas de petites phrases qui peuvent influencer et freiner l’idée de transmettre. Il faut déconstruire ce type de discours » a expliqué Sixtine Prioux, coordinatrice transmission et création d’activité femmes et milieu rural au Civam. « Car un cédant qui a une image négative de son exploitation n’a pas envie de la transmettre », poursuit-elle. Pour balayer ce constat, « il faut ramener une image positive dans le métier d’agriculteur afin de motiver les cédants à transmettre » indique Nathalie Delagnes, productrice de lait biologique et vice-présidente de la société Biolait. Elle est venue témoigner de l’action de Biolait en faveur de la transmission.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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