La surproduction menace les prix, la FNPL demande l'intervention de Bruxelles

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Face à la dégradation rapide du marché laitier européen, la FNPL appelle la Commission européenne à agir sans délai. À la suite du Conseil Agriculture du 26 janvier, plusieurs États membres ont alerté sur la dégradation rapide du marché laitier européen.

Depuis l’été 2025, la production mondiale a fortement progressé, avec 4,3 milliards de litres supplémentaires collectés entre juillet et novembre (+3,7 %). L’Union européenne suit la tendance : +5,5 % aux Pays-Bas, +4 % en Allemagne et en France, +3,1 % en Irlande. Cette hausse oriente les industriels vers des produits stockables et accentue la pression sur les prix. « Si cette situation perdure, elle deviendra préoccupante, elle justifie donc une intervention publique rapide » commente la FNPL dans un communiqué de presse du 23 février.

Si la France baisse volontairement sa production, elle laissera des parts de marché à ses concurrents, et ces positions sont quasiment impossibles à reconquérir »

La France en retrait sur le lait, les concurrents en embuscade

La FNPL, relayée par la CNIEL, auprès du commissaire Hansen réclame deux mesures : la réévaluation des seuils d’intervention en euros constants afin d’intégrer l’inflation, et l’activation immédiate de l’aide au stockage privé pour amortir la baisse des cours.

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En revanche, la FNPL rappelle fermement son opposition à la réduction volontaire des volumes. Selon elle, la hausse actuelle est conjoncturelle, liée à des conditions climatiques favorables en 2025. Le cheptel français baisse structurellement depuis des années et des départs en retraite massifs sont attendus. « Dans un contexte sanitaire fragile, réduire la production fragiliserait encore la filière. »

La France, dont la production n’a progressé que de 4 % sur la même période, ne peut accepter, selon la FNPL, des dispositifs européens orientés vers la décroissance. « Si la France baisse volontairement sa production, elle laissera des parts de marché à ses concurrents, et ces positions sont quasiment impossibles à reconquérir », prévient l’organisation.

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Enfin, la fédération estime que la période actuelle doit être mise à profit pour réduire les importations. Elle appelle à une meilleure valorisation du lait français dans les produits transformés et à un étiquetage clair renforçant la confiance des consommateurs. Maintenir le niveau d’approvisionnement national serait, selon elle, un enjeu majeur de souveraineté alimentaire et de sécurisation des débouchés pour les producteurs.

Face à un marché sous tension, la FNPL attend désormais un signal fort de Bruxelles.

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