L'entreprise de conserves provençales à base de légumes va ouvrir une nouvelle usine de fabrication à Tarascon. Et plante des oliviers dans la vallée des Baux.
La société Jean Martin, créée en 1920 à Maussane les Alpilles (13) a des cartons remplis de projets, tous ancrés dans le terroir provençal. La première réalisation, sera la création d'une nouvelle usine de fabrication à Tarascon. Elle abritera les activités de conserverie et de logistique (jusqu'alors externalisée) sur 4800m
2 de bâtiments et sera opérationnelle début 2009. L'autre projet d'avenir est un retour sur le passé :
« jusqu'en 1956, l'entreprise travaillait l'olive de la Vallée des baux, explique Bernard Martin, PDG, de l'entreprise,
mais le gel nous a contraint à débuter les importations. Aujourd'hui, afin de sécuriser notre approvisionnement, nous lançons en partenariat avec un moulinier la plantation d'un verger bio de 100ha, dans la zone AOC Vallée des Baux. Outre l'aspect environnemental et de la réduction du KM/carbone, c'est une manière d'obtenir une matière première différenciante par rapport à la concurrence. C'est aussi un levier pour faire grandir l'entreprise.»
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De la même manière, Jean Martin va contractualiser avec un maraîcher local la production d'aubergines, de poivrons, oignons et de courgettes entrant dans les préparations.
« Nous allons travailler avec des variétés spécifiques correspondants aux qualités organoleptiques que nous souhaitons apporter à nos préparations. »Au total, les investissements s'élèvent à 5, 5 M€ pour l'usine et 1,5 M€ pour l'oliveraie, un chiffre
« considérable », admet Bernard Martin.
Ce sont des projets qui nous engagent énormément pour l'avenir. » Au niveau commercial, Jean Martin s'apprête à lancer des nouveautés mais ne déroge pas à la philosophie de l'entreprise :
« nous restons sous la marque Jean Martin car nous préférons que la création abreuve notre marque d'entreprise plutôt que les MDD. Je ne dis pas que parfois, cette option ne nous fait pas envie, mais ce qui fait vivre une PME, c'est la marge et la marge, c'est la marque qui la procure. »
Jean Martin travaille avec les GMS, mais lance une marque segmentante :
« Nous allons redynamiser une ancienne marque de l'entreprise, La Maussanaise, destinée aux traiteurs, à l’épicerie fine, à l'export et aux ventes sur internet. »Si l'entreprise reste sur le créneau des préparations à base de F&L, elle n'échappe pas à la modernité :
« nous lançons en septembre, une gamme en doypack micro ondable, pour apporter praticité et modernité au consommateur tout en lui faisant redécouvrir le terroir. »