La consommation de viande diminue régulièrement

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L'Office de l'élevage (à travers le suivi de TNS des achats des ménages) ainsi que les statistiques d’Agreste indiquent les signes d'une moindre consommation de produits carnés. A quel niveau se stabilisera-t-elle ?

Les petits plats d’automne n’ont pas attendu la fin du mois d’août pour revenir. Les pièces de bœuf et de veau à bouillir ou à braiser, les lardons et la poitrine de porc et les morceaux demi-sel de porc ont fait un bond par rapport au mois passé, d’après les chiffres de consommation des ménages établis par le panel TNS pour les 4 semaines se terminant le 7 septembre. A l’inverse, les saucisses fraîches à cuire, souvent achetées pour les barbecues, ont reculé de 10 % en volume.

Le lapin, la pintade, bénéficient d’un retour en grâce, progressant respectivement de 21,2 % et de 42,5 % en volume. La rentrée des classes pointe aussi son nez avec la dinde (+ 27 %) et le bœuf haché frais (22,7 %) et le porc frais (16,6 %) ainsi que les viandes surgelées pour regarnir les congélateurs après les vacances (21,3 %, dont 48,3 % pour les abats). Un petit effet Ramadan, qui coïncidait avec septembre cette année, est envisageable quant à l’amélioration des ventes de viandes de bœuf, veau, agneau à braiser et d’abats. Si cette hypothèse est juste, cet effet s’amplifiera sur la période suivante.

Si les achats de veau par les ménages sont du même niveau que l’an dernier à la même époque, les viandes de bœuf et ovine sont en retrait de 11,9 % et de 4,2 %. La viande ovine à braiser (hors gros achats) montre le plus alarmant retard (-25,9 %).

Malgré ce rebond saisonnier, les viandes de ruminants - bœuf, veau, agneau - conservent depuis le début de l’année un recul important. Pour le bœuf, le cumul annuel jusqu’au 7 septembre dernier affiche - 4,8 %. Le bœuf à bouillir ou à braiser reste en marge de ce recul (- 1,2 %). Pour le veau, le recul annuel en est déjà à - 7,3 %. Pour la viande ovine, c’est - 8,3 %.

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En comparaison, le porc n’a reculé que de 1,1 % sur la période allant du 31 décembre au 7 septembre.

A plus grande échelle, la dernière note Agreste (septembre 2008) sur les animaux de boucherie confirme la baisse de la consommation de viande bovine. La consommation indigène contrôlée en tec (tonnes équivalent carcasse) est en repli de

- 2,5 % sur les sept premiers mois de l’année (janvier à juillet). La courbe d’évolution se maintient en dessous de celles des années 2006 et 2007 (excepté juillet 2006).

Pour la viande ovine, c’est catastrophique : - 7,2 % de consommation indigène contrôlée. Les importations reflètent ce repli de façon encore plus marquée.

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