Les importations chinoises de produits laitiers ont légèrement progressé en 2025, mais c’est la Nouvelle-Zélande qui en a tiré profit. Les Européens, et les Français en particulier, sont dorénavant pénalisés par des droits de douane. À noter, les perspectives sont mornes en lait infantile à cause de la chute des naissances dans le pays.
Reprise des importations chinoises de produits laitiers en 2025
Les importations chinoises de produits laitiers ont progressé de 6,1 % en 2025 (en équivalent matière séche), rapporte Global Dairy. Les importations de poudre de lait entier ont progressé de 4,1 % par rapport à 2024 mais celles de poudre de lait écrémé ont reculé de 8,2 %. La Nouvelle-Zélande a gagné des points avec 74 % de parts de marché en poudre de lait 0 % contre 69 % en 2024. Les importations chinoises de fromage ont aussi progressé de 13,9 %, les principaux fournisseurs étant la Nouvelle-Zélande, l’Australie et l’Italie. La Chine a aussi acheté davantage de poudre de lactosérum en 2025 (+9,7 %) mais moins de WPC80 (-9 %).
Exportations de l'UE vers la Chine sur neuf mois 2025, en tonnes (Eurostat)
Perspectives sombres sur les importations de lait infantile
Du côté des poudres de lait infantile, les importations chinoises ont été assez hétérogènes selon les mois, mais au bilan elles ont augmenté de 2,7 %. Les Pays-Bas sont les premiers fournisseurs de poudre de lait infantile à la Chine, suivis par la Nouvelle-Zélande, l’Allemagne la France et l’Irlande. Ces produits infantiles ne sont pas concernés par les surtaxes chinoises. Néanmoins les perspectives sont assez ternes. Jamais aussi peu de bébés ne sont nés en Chine depuis 1949. Ils étaient 7,92 millions, soit 17 % de moins qu’en 2024. Le taux de fécondité, un des plus bas au monde, avoisine un enfant par femme.
La population chinoise a diminué pour la quatrième année consécutive à 1,404 milliard d’habitants, soit un repli annuel de 3,39 millions. La population chinoise pourrait être divisée par deux d’ici 2100.