Didier Lebrat, éleveur de 900 brebis blanche du Massif central en Haute-Loire « Je vends mes agneaux au marché au cadran »

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Didier Lebrat, éleveur de 900 brebis blanche du Massif central en Haute-Loire Crédits : © B. Morel
Le marché de Saugues est le quatrième marché ovin de France. Il est passé à l'heure du cadran depuis cinq ans et augmente ses ventes chaque année. Crédits : © B. Morel

 

 

 

« Je vends la totalité de ma production au marché de Saugues (Haute-Loire), qui se trouve à environ deux kilomètres de mon exploitation. Le marché aux bestiaux est passé depuis quelques années au cadran et je n’y vois que des avantages. En premier lieu, c’est intéressant au niveau de la valorisation, car on est environ à 15 euros de plus au marché par rapport aux prix qui se pratiquent sur les fermes. Tous les agneaux d’un lot seront payés le même prix, il n’y a pas de malus (ni de bonus) sur la conformation carcasse. Pour l’éleveur, le fonctionnement est simple et nous permet de garder la main sur la vente du début à la fin. En fait, tout ce que j’ai à faire, c’est annoncer deux jours avant le nombre d’agneaux que je souhaite vendre (et même ça n’est pas obligatoire) et préparer mes lots les plus homogènes possibles, comme on le ferait dans n’importe quel autre circuit de commercialisation. Une fois sur place, mes agneaux sont pesés et acheminés vers leur case par les bouviers du marché.

Un moment convivial, sans la pression des négociations

Je retrouve les collègues dans les espaces communs en attendant le début de la vente. C’est un moment convivial, où l’on se retrouve pour discuter. Enfin, il n’y a plus la pression de la négociation avec l’acheteur comme nous l’avions au gré à gré. Ici, tout se fait par écrans interposés et si le prix final ne me convient pas, je peux refuser la vente. Mais globalement, le marché vend 98 % des animaux présentés. De plus, je suis assuré d’être payé car c’est le marché qui avance le paiement et se débrouille ensuite avec l’acheteur. Celui-ci doit tout de même montrer patte blanche et doit prouver sa solvabilité pour accéder à la vente. De mon côté, j’ai dû payer 100 euros pour pouvoir vendre à vie des animaux ici. Et le marché prélève 1,7 % du montant de la vente pour les éleveurs et 1,3 % sur les acheteurs."

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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