Face à la situation de crise qui frappe de plein fouet le monde de l'élevage et à la demande de la FDSEA de la Creuse, le préfet a pris un arrêté exceptionnel interdisant le broyage des pailles sur l’ensemble du département jusqu'au 31 août inclus.

Cette décision forte intervient alors qu'un déficit de fourrages alarmant touche les exploitations de notre département depuis plusieurs semaines. Entre le manque de pluie ces dernières mois, et des stocks bas, la situation devient critique pour de nombreux éleveurs qui vont avoir des difficultés à nourrir leurs troupeaux dans les prochains jours.

Dans ce contexte de tension, chaque hectare récolté représente un besoin fondamental. L’interdiction du broyage vise à obliger le pressage et la récolte de la paille afin de la mettre à disposition de ceux qui en ont besoin. La FDSEA de la Creuse appelle à la solidarité entre céréaliers et éleveurs : là où certain utilise habituellement le broyage comme une pratique pour restituer de la matière organique au sol, aujourd'hui l'heure est à l'entraide pour préserver le potentiel fourrager de notre territoire et sauvegarder les exploitations creusoises.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

 

Banque de fourrages

Face à la sécheresse qui touche notre département, la FDSEA se propose de mettre en relation les acheteurs en besoin de fourrage avec les agriculteurs qui en disposent. 
Après inscription, la FDSEA vous donnera les coordonnées d’agriculteurs de votre secteur avec qui vous pourriez faire affaire. Les modalités commerciales (prix, livraison...) sont à définir entre le vendeur et l’acheteur en fonction du produit et de sa qualité. 
Que vous soyez acheteur ou vendeur, vous pouvez vous inscrire au 05 55 41 71 20.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires