Il en ressort qu’au second semestre 2022, l’EBE a rebondi de 50% dans le secteur de l’industrie agroalimentaire, « effaçant ainsi les pertes par rapport à 2019 ». Dans l’agriculture, il se situe désormais à 27% au-dessus de son niveau de 2019 et celui du commerce progresse de 9% rapport à 2019. « Son taux de marge serait 0,7 point au-dessus de son niveau d’avant crise (moyenne 2017-2019) », indique la note de l’IGF.
La forte volatilité de l’EBE ne présage pas de 2023
L’IGF émet quelques bémols sur ces chiffres. D’une part, « la forte de volatilité de l’EBE en 2022, en raison, notamment, du calendrier des négociations commerciales, ne permet pas d’anticiper son évolution en 2023 », et d’autre part, « ces résultats agrégés masquent des disparités infra-sectorielles et ne permettent pas de conclure quant à l’existence de marges en forte hausse sur certains produits ».
Les marges n’augmentent pas dans l’agroalimentaire
Pour autant, elle explique que le maillon industriel « ne contribue plus à absorber les hausses de prix au second semestre 2022 », sans pour autant avoir augmenté sa marge en 2022. Les prix de vente de l’agroalimentaire ont progressé de 17,5% entre 2019 et 2022, contre 12,4% observé mi-2022, ce qui « s’explique à 85% par la hausse du prix des intrants ».